Publié le 24 novembre 2025 à 11h47. Malgré une absence américaine notable, les dirigeants du G20 ont adopté une déclaration commune en Afrique du Sud, mettant l’accent sur la nécessité de répondre aux conflits mondiaux, aux défis posés par le changement climatique et aux vulnérabilités financières croissantes.
- Le sommet du G20 s’est tenu pour la première fois sur le continent africain, en Afrique du Sud.
- La déclaration adoptée appelle à la paix dans plusieurs zones de conflit, notamment au Soudan, en République démocratique du Congo, dans les territoires palestiniens occupés et en Ukraine.
- Les chefs d’État se sont engagés à aider les pays en développement à faire face à leurs dettes et aux conséquences du changement climatique.
L’adoption de cette déclaration de 30 pages, intervenue plus tôt que prévu dans le processus habituel, témoigne d’intenses négociations, selon Vincent Magwenya, porte-parole de la présidence sud-africaine. Elle souligne l’importance de la solidarité, de l’équité et de la durabilité comme fondements d’une croissance mondiale inclusive.
Le document exhorte tous les États à renoncer à toute menace ou utilisation de la force visant à modifier l’intégrité territoriale, la souveraineté ou l’indépendance politique d’un autre pays. Il réaffirme l’attachement des dirigeants du G20 aux principes de la Charte des Nations Unies et à la recherche d’une paix juste, globale et durable dans les foyers de tension actuels.
« Ce n’est que dans la paix que nous pourrons parvenir à la durabilité et à la prospérité. »
Déclaration du G20
La déclaration accorde une attention particulière aux conséquences du changement climatique, en particulier pour les pays les plus vulnérables qui peinent à financer l’adaptation, l’atténuation des risques, la préparation et la reconstruction après les catastrophes. Elle encourage la communauté internationale – donateurs, institutions financières, banques de développement et secteur privé – à soutenir ces efforts.
Les dirigeants du G20 reconnaissent également que l’endettement excessif constitue un frein majeur au développement économique de nombreux pays. Ils réitèrent leur engagement à aider les nations à revenu faible et intermédiaire à gérer leurs dettes de manière efficace et coordonnée.
L’absence des États-Unis, motivée par un désaccord diplomatique avec l’Afrique du Sud, a mis en évidence les tensions géopolitiques croissantes qui traversent le groupe. Cette situation s’inscrit dans un contexte mondial marqué par des conflits, des inégalités grandissantes et une fragmentation économique.
Malgré ces défis, le G20 réaffirme la nécessité d’une coopération multilatérale pour relever les enjeux mondiaux communs. Le G20, forum international réunissant les principales puissances économiques, représente 85 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, plus de 75 % du commerce international et environ les deux tiers de la population mondiale.
Lydie Mobio
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