La pollution atmosphérique a atteint un niveau critique à Lahore le 2 novembre 2026, avec un indice de qualité de l’air mesuré à 535 à 8 heures, tandis que les concentrations de particules fines PM2.5 ont atteint 343 microgrammes par mètre cube, selon les données relayées par Pakistan Today, selon Pakistantoday.
Le secteur privé maintient ses horaires alors que les écoles publiques appliquent les consignes d’hiver
Face à cette dégradation, les écoles privées de Lahore maintiennent leurs horaires habituels, débutant les cours vers 8 heures pour les achever entre 14 heures et 15 heures.
Cette situation marque une divergence par rapport à la saison de smog de l’année précédente, où l’Agence de protection de l’environnement du Pendjab avait imposé des restrictions d’ouverture à 8h45 à la fois pour les établissements publics et privés entre le 3 novembre 2025 et le 31 janvier 2026.
Pour la saison actuelle, le Département de l’éducation scolaire du Pendjab a introduit le 14 octobre 2026 des horaires d’hiver applicables du 16 octobre 2026 au 31 mars 2027. Ceux-ci concernent exclusivement les écoles publiques, fixant l’ouverture de 8h45 à 13h30 du lundi au jeudi, et jusqu’à 12h30 le vendredi.
Malgré des niveaux d’indice de qualité de l’air atteignant 358 à 8 heures le 28 octobre selon les données de la ville, aucun arrêté officiel de fermeture des écoles n’avait été annoncé. Cet épisode plaçait la métropole au rang de ville la plus polluée au monde avec une concentration de particules PM2.5 de 254 microgrammes par mètre cube. Les données ont montré des pics particulièrement alarmants dans certains secteurs. L’Allama Iqbal Town B a ainsi enregistré un indice de 635, suivi par le bureau du CERP à 599 et la zone de Burki Road Paragon à 457.

Les structures de santé font face à une forte affluence de patients
Des sources hospitalières ont indiqué que plus de 35 000 patients s’étaient rendus dans six grands hôpitaux publics de Lahore au cours de la période de sept jours précédente. L’hôpital Mayo a ainsi accueilli plus de 11 000 patients présentant des symptômes grippaux, l’hôpital Services plus de 9 800 et l’hôpital Jinnah plus de 1 000.
La recrudescence du smog s’accompagne d’une forte affluence dans les structures de santé de la ville. Des milliers de patients ont consulté dans plusieurs établissements, notamment l’hôpital général de Lahore, l’hôpital Sir Ganga Ram et l’hôpital pour enfants. Ils ont signalé des symptômes de toux, des maux de gorge, de la fièvre, des écoulements nasaux, des difficultés respiratoires et des courbatures.
Les médecins signalent la circulation simultanée de la grippe saisonnière et d’infections à la COVID-19. L’exposition aux particules fines aggrave les affections respiratoires chroniques telles que l’asthme et la bronchite, touchant particulièrement les enfants dont les poumons sont encore en développement.
Les experts recommandent aux habitants d’éviter les séjours inutiles à l’extérieur, de porter des masques de protection adaptés, de s’abstenir de tout effort physique intense en plein air et de consulter un médecin en cas de toux persistante, d’essoufflement ou d’oppression thoracique.

Facteurs environnementaux et plans d'action provinciaux
L’indice s’était établi à 312 le 27 octobre 2026 en raison de vents faibles transportant des fumées de brûlage agricole transfrontalier.
Malgré des niveaux d’indice de qualité de l’air atteignant 358 le 28 octobre 2026, la métropole s’est retrouvée au rang de grande ville la plus polluée au monde selon les données rapportées par Pakistan Observer.
Les services météorologiques ont indiqué une température matinale de 18 °C à Lahore, avec des maximales diurnes prévues entre 29 °C et 31 °C et l’absence de précipitations au Pendjab.
D’autres localités ont enregistré des niveaux élevés tels que 540 à Faisalabad, 371 à Gujranwala, 364 à Multan et 250 à Bahawalpur selon l’agence de presse officielle APP.
Le gouvernement provincial cible les émissions locales par des contrôles par drones, des amendes pour les véhicules polluants et des interdictions de balayage à sec.