Publié le 8 novembre 2025 20:32:00. Après 17 ans de tensions diplomatiques, les États-Unis et la Bolivie s’apprêtent à rétablir pleinement leurs relations en rétablissant des ambassadeurs à Washington et à La Paz, marquant un tournant sous la nouvelle présidence bolivienne.
- Les États-Unis et la Bolivie vont rétablir des relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs.
- Cette décision fait suite à l’investiture du nouveau président bolivien, Rodrigo Paz Pereira.
- Le rétablissement des relations vise à assurer une communication fluide entre les deux gouvernements.
Un nouveau chapitre s’ouvre dans les relations entre les États-Unis et la Bolivie. Le sous-secrétaire d’État américain pour les affaires nord-américaines, Christopher Landau, a annoncé samedi le rétablissement des relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs, une première depuis 2008. Cette annonce intervient après sa participation à la cérémonie d’investiture du nouveau président bolivien, Rodrigo Paz Pereira, à La Paz.
Lors d’une conférence de presse, Christopher Landau a souligné l’anomalie de la situation actuelle, où aucun des deux pays ne disposait d’ambassadeur sur le territoire de l’autre.
« Il était très inhabituel et très triste » que les deux pays n’aient pas d’ambassadeurs à Washington ou à La Paz.
Christopher Landau, sous-secrétaire d’État américain pour les affaires nord-américaines
Il a précisé que cette décision répond à une volonté commune de « maintenir une pleine communication » entre les deux gouvernements.
Le président bolivien, Rodrigo Paz, a exprimé sa gratitude pour la présence de la délégation américaine à son investiture et a adressé un message de « cordialité et de fraternité » au président américain Donald Trump et à son administration.
« La présence du sous-secrétaire Landau signifie un pas de plus dans notre intention d’ouvrir la Bolivie au monde et que le monde vienne en Bolivie »
Rodrigo Paz, président de la Bolivie
Il a insisté sur la volonté de son gouvernement de développer des relations internationales fondées sur la « démocratie, le développement et les valeurs humaines ».
Le nouveau président a également affirmé son intention de rétablir des relations complètes avec les États-Unis dans tous les domaines. Il a souligné qu’il souhaitait une coopération avec les institutions internationales « qui veulent travailler ensemble pour faire de la Bolivie un pays plus sûr, où les activités illégales ne font pas partie de la vie quotidienne ».
Les relations entre la Bolivie et les États-Unis se sont limitées au niveau des chargés d’affaires depuis 2008, année où l’ancien président Evo Morales avait expulsé l’ambassadeur américain Philip Goldberg, ainsi que les agences de coopération et de lutte contre la drogue, l’accusant de conspirer contre son gouvernement – des accusations que Washington a toujours niées. Les gouvernements successifs de Morales et de Luis Arce, tous deux issus de la gauche, ont maintenu une distance diplomatique et exprimé des réserves quant à un éventuel retour de l’Agence antidrogue américaine (DEA) en Bolivie.
Avant son investiture, Rodrigo Paz s’était rendu aux États-Unis pour rencontrer des représentants d’organisations multilatérales et de l’administration Trump, dans le but de garantir l’approvisionnement en carburant et la stabilité monétaire de la Bolivie.
LIRE AUSSI

LIRE AUSSI

LIRE AUSSI
