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Les États-Unis attaquent le Venezuela et affirment que son président, Nicolas Maduro, a été capturé et expulsé du pays.

by Nicolas Lefèvre

Publié le 3 janvier 2026 à 12h20. Une opération militaire d’envergure lancée par les États-Unis a secoué le Venezuela, avec des annonces sur la capture et l’expulsion du président Nicolás Maduro, plongeant le pays dans une crise politique et sécuritaire majeure.

  • Les États-Unis affirment avoir capturé Nicolás Maduro et l’avoir expulsé du Venezuela dans le cadre d’une opération militaire nocturne.
  • Des explosions ont été signalées dans la capitale, Caracas, et le gouvernement vénézuélien dénonce une « attaque impérialiste ».
  • La situation reste confuse quant à la succession de Maduro, le vice-président Delcy Rodríguez appelant à la preuve de vie du président et de sa femme.

L’annonce de cette intervention a été faite de manière inattendue par l’ancien président américain Donald Trump sur son réseau social Truth Social, peu après 4h30 du matin heure de la côte est des États-Unis. Selon ses déclarations, l’opération a été menée en collaboration avec les forces de sécurité américaines et a abouti à la capture de Maduro et de son épouse, Cilia Flores, qui auraient été transférés hors du pays. Une conférence de presse de Trump est prévue dans la journée.

Le gouvernement vénézuélien a immédiatement dénoncé une « attaque impérialiste » et a appelé ses citoyens à descendre dans la rue. Dans un communiqué, le vice-président Delcy Rodríguez a exprimé son inquiétude quant au sort de Nicolás Maduro et de la Première dame :

« Nous ne savons pas où se trouvent le président Nicolás Maduro et la Première dame, Cilia Flores. Nous exigeons du gouvernement de Donald Trump une preuve immédiate de sa vie. »

Delcy Rodríguez, Vice-présidente du Venezuela

La situation politique est floue. Selon la Constitution vénézuélienne, c’est Delcy Rodríguez qui devrait assurer l’intérim en l’absence de Maduro. Cependant, aucune confirmation officielle n’a été donnée concernant cette succession.

L’opération a été précédée par une escalade des tensions entre Washington et Caracas. La CIA avait déjà mené une attaque de drone la semaine précédente contre un quai soupçonné d’être utilisé par des cartels de la drogue vénézuéliens, marquant la première opération directe connue sur le territoire vénézuélien depuis le début de la campagne américaine en septembre. Trump avait par ailleurs menacé à plusieurs reprises d’ordonner des attaques contre des cibles au Venezuela, en réponse à des activités liées au trafic de drogue.

Des témoins à Caracas ont rapporté avoir entendu au moins sept explosions dans les premières heures de la journée, accompagnées de survol d’avions militaires. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, vérifiées par l’Associated Press, montrent des traînées de fumée dans le ciel et des explosions illuminant la ville. Des quartiers de la capitale étaient privés d’électricité. Une habitante, Carmen Hidalgo, a décrit une scène chaotique :

« Le sol tremblait. C’est horrible. On entendait des explosions et des avions. On avait l’impression que l’air vous frappait. »

Carmen Hidalgo, employée de bureau

En réponse à l’attaque, le gouvernement vénézuélien a décrété l’état de troubles extérieurs sur l’ensemble du territoire national, autorisant la suspension des droits individuels et le renforcement du rôle des forces armées. Un appel à la résistance a été lancé.

La Federal Aviation Administration (FAA) a interdit l’accès de l’espace aérien vénézuélien aux vols commerciaux américains en raison de « l’activité militaire en cours ». Site web de la FAA

Les réactions internationales commencent à se faire sentir. Cuba, allié de Maduro, a condamné l’opération, qualifiant l’attaque de « criminelle ». L’Iran a également exprimé sa désapprobation. À l’inverse, le président argentin Javier Milei, proche de Trump, a salué l’annonce de la capture de Maduro avec son slogan habituel : « Vive la liberté, putain ! »

Des inquiétudes subsistent quant aux implications juridiques de cette opération. Le sénateur républicain Mike Lee a indiqué avoir interrogé le secrétaire d’État Marco Rubio, qui lui a affirmé que Maduro avait été arrêté par des agents américains dans le but d’être jugé pour des accusations criminelles aux États-Unis. En mars 2020, Maduro avait été inculpé à New York pour complot en vue de commettre du « narcoterrorisme ».

La Maison Blanche n’a pas encore communiqué sur la destination du vol transportant Maduro et son épouse. Le Pentagone et le Commandement Sud des États-Unis n’ont pas non plus répondu aux demandes d’informations.

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