Publié le 3 janvier 2026 à 11h42. Des frappes aériennes américaines ont visé des infrastructures militaires et civiles au Venezuela, suscitant des accusations d’interventionnisme et de tentative de changement de régime, tandis que Washington affirme avoir neutralisé le président Nicolás Maduro.
- Des bombardements ont été signalés à Caracas, ainsi que dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira.
- Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth Social la capture de Nicolás Maduro et son exfiltration du pays.
- Des organisations socialistes dénoncent une escalade de l’agression impérialiste américaine et appellent à la résistance.
Dans la nuit de mardi à mercredi, le Venezuela a été le théâtre d’une opération militaire d’envergure menée par les États-Unis. Des avions militaires américains ont survolé la capitale, Caracas, et d’autres régions du pays, tandis que des explosions étaient enregistrées à proximité de bases militaires, de ports, d’aéroports et de zones urbaines. Les premiers rapports font état de multiples frappes aériennes, notamment contre la base militaire de Fuerte Tiuna, principal complexe militaire de la capitale. Le gouvernement vénézuélien a confirmé que les attaques avaient touché des zones civiles et militaires dans plusieurs États du pays.
L’ancien président américain, Donald Trump, a revendiqué la responsabilité de l’opération, annonçant sur son réseau social Truth Social que les États-Unis avaient mené une attaque « réussie » contre le Venezuela et que le président Nicolás Maduro avait été capturé et transféré hors du pays avec son épouse. Il a également annoncé une conférence de presse à Mar-a-Lago. Ces déclarations, qualifiées d’offensive politique et de propagande par certains observateurs, interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Caracas.
Les États-Unis avaient mobilisé d’importantes forces militaires dans le sud des Caraïbes, une concentration de moyens sans précédent depuis des décennies. Cette offensive, perçue comme une tentative de néocolonialisme, s’inscrit dans la continuité d’une politique de pression exercée par l’administration Trump sur le Venezuela, incluant des sanctions économiques, des blocages et des menaces de changement de régime. Washington justifie cette politique par la nécessité de lutter contre le trafic de drogue et de garantir la « sécurité hémisphérique », mais ses détracteurs dénoncent une volonté d’imposer ses intérêts économiques et stratégiques au Venezuela, riche en ressources pétrolières.
Des organisations politiques de gauche ont fermement condamné l’intervention américaine, la qualifiant d’agression impérialiste et appelant à une mobilisation internationale pour soutenir le peuple vénézuélien. Tout en rejetant le régime autoritaire de Maduro, ces organisations affirment qu’il est impératif de s’opposer à toute intervention étrangère et de défendre la souveraineté du Venezuela. Elles dénoncent également le rôle de certains opposants vénézuéliens, tels que María Corina Machado, Leopoldo López et Edmundo González, qu’elles accusent de collaborer avec les États-Unis pour faciliter une intervention militaire.
Ces organisations appellent à une rupture avec le capitalisme et l’impérialisme, et à la construction d’un gouvernement des travailleurs et des pauvres qui nationaliserait les banques et l’industrie, et mettrait en œuvre un plan économique socialiste. Elles exhortent les travailleurs, la jeunesse et les mouvements sociaux d’Amérique latine, des États-Unis et du monde entier à se mobiliser contre cette offensive impérialiste et à exiger l’arrêt immédiat de toutes les sanctions économiques contre le Venezuela.
Arrêtez l’attaque militaire contre le Venezuela !
Navires et troupes américaines hors des Caraïbes et d’Amérique latine !
Arrêt immédiat de toutes les sanctions économiques contre le Venezuela !
A bas le blocus aérien et naval imposé par Trump !
L’agression impérialiste doit être vaincue !
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