Publié le 18 janvier 2024 12:36:00. L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair s’est joint à d’anciens responsables de l’administration Trump dans un nouveau conseil chargé de superviser les efforts de paix à Gaza, une initiative qui suscite déjà des critiques de la part du gouvernement israélien.
- Tony Blair figure parmi les membres d’un “conseil exécutif fondateur” destiné à mettre en œuvre les recommandations du “Conseil pour la paix” de Gaza.
- Israël a exprimé son désaccord avec ce comité, le jugeant contraire à sa politique et non coordonné avec les autorités israéliennes.
- L’administration américaine envisage de demander aux pays membres de contribuer financièrement au conseil, avec des conditions de renouvellement basées sur le niveau de contribution.
La Maison Blanche a annoncé la composition de ce conseil exécutif vendredi, présentant celui-ci comme le bras opérationnel du “Conseil pour la paix” de Gaza, dont la présidence sera assurée par Donald Trump et d’autres dirigeants mondiaux dont les noms n’ont pas encore été révélés. L’objectif affiché est de prévenir de futurs conflits dans la région et de stabiliser Gaza.
Tony Blair a déclaré se sentir « honoré » de faire partie de cette équipe. Outre l’ancien Premier ministre britannique, le conseil exécutif comprend le sénateur américain Marco Rubio, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff, le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, ainsi que l’ancien envoyé spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov. Le milliardaire Marc Rowan, le président de la Banque mondiale Ajay Banga et le conseiller adjoint américain à la sécurité nationale Robert Gabriel en font également partie.
La réaction d’Israël n’a pas tardé. Le gouvernement israélien a fermement critiqué la formation de ce comité exécutif, qualifiant l’initiative de “non coordonnée” et “contraire à sa politique”. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné au ministère des Affaires étrangères de contacter Marco Rubio pour exprimer ses préoccupations.
Selon l’administration américaine, le conseil exécutif fondateur contribuera à « rendre opérationnelle la vision du Conseil pour la paix », chaque membre se voyant attribuer un portefeuille spécifique pour les efforts de « stabilisation » à Gaza. Un “conseil exécutif de Gaza” distinct a également été constitué, chargé de conseiller un gouvernement intérimaire pour la région.
Donald Trump a annoncé que les États-Unis lançaient la « phase deux » de leur plan en 20 points pour mettre fin au conflit à Gaza. Steve Witkoff a précisé que cette nouvelle phase se concentrerait sur la démilitarisation, la gouvernance technocratique et la reconstruction de la bande de Gaza, au-delà de la simple cessation des hostilités.
Un projet de charte, dont Reuters a eu connaissance, révèle que l’administration américaine pourrait demander aux pays membres de verser une contribution financière d’un milliard de dollars (environ 925 millions d’euros) s’ils souhaitent renouveler leur adhésion au-delà de trois ans. Le document précise que « chaque État membre exercera un mandat d’au plus trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente Charte, sous réserve de renouvellement par le Président », sauf pour les États contribuant plus d’un milliard de dollars dès la première année.
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