Les États-Unis ont mené de nouvelles frappes aériennes de représailles en Syrie, ciblant des positions du groupe État islamique (EI) après l’embuscade qui a coûté la vie à deux soldats américains et à un interprète civil le mois dernier. L’opération, menée en coordination avec des partenaires régionaux, vise à riposter contre l’attaque meurtrière et à affaiblir les capacités de l’EI dans la région.
Selon le Commandement central américain, les frappes à grande échelle ont eu lieu samedi vers 17h30, heure de Greenwich (12h30, heure de l’Est). Plusieurs cibles liées à l’EI ont été touchées à travers le territoire syrien. L’armée jordanienne a confirmé avoir participé à l’opération.
Ces frappes s’inscrivent dans le cadre d’une réponse plus large à l’attaque du 24 décembre dernier à Palmyre, qui a tué le sergent Edgar Brian Torres-Tovar, le sergent William Nathaniel Howard et Ayad Mansoor Sakat, un interprète civil américain. L’administration Trump a baptisé cette riposte « Opération Hawkeye Strike ».
« Notre message reste clair : si vous blessez nos combattants, nous vous traquerons et vous éliminerons, où que vous soyez dans le monde, quels que soient vos efforts pour échapper à la justice », a déclaré le Commandement central américain dans un communiqué.
La veille des frappes, les autorités syriennes avaient annoncé l’arrestation du chef militaire des opérations de l’EI au Levant. Les forces américaines ont précisé que les frappes de samedi avaient été menées avec le soutien de partenaires locaux, sans toutefois identifier ces forces précisément.
Les deux soldats américains tués à Palmyre, Edgar Brian Torres-Tovar et William Nathaniel Howard, étaient membres de la Garde nationale de l’Iowa. Une frappe similaire, touchant 70 cibles liées à l’EI, avait déjà été lancée le 19 décembre au centre de la Syrie, visant des infrastructures et des armements du groupe terroriste.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), à majorité kurde, ont longtemps été le principal allié des États-Unis dans la lutte contre l’EI en Syrie. Cependant, depuis la fin de la présidence de Bachar el-Assad en décembre 2024, Washington a renforcé sa coopération avec le gouvernement central de Damas. La Syrie a récemment rejoint la coalition mondiale contre l’EI.