Publié le 20 novembre 2025 à 21h28. Les États-Unis ont élargi leurs sanctions contre l’Iran en ciblant une ressortissante bulgare soupçonnée de faciliter le contournement de l’embargo pétrolier, dans le cadre d’une opération plus vaste visant des réseaux de financement et de transport liés à Téhéran.
- Une citoyenne bulgare, Penka Ivanova Madzharska, a été inscrite sur la liste des personnes sanctionnées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor américain.
- Les sanctions visent également six navires identifiés comme faisant partie d’une « flotte fantôme » transportant du pétrole iranien, ainsi que la compagnie aérienne Mahan Air.
- Plusieurs entreprises basées aux Émirats arabes unis, au Panama et en Ukraine sont également concernées, accusées d’agir comme intermédiaires pour financer l’armée iranienne.
Penka Ivanova Madzharska, née le 8 juin 1977 et originaire de Rakovski en Bulgarie, est sanctionnée en raison de ses liens avec Elias Nirumand Tumaz. L’OFAC précise qu’elle est susceptible de faire l’objet de sanctions secondaires, ce qui implique l’interdiction de toute transaction financière avec des entités américaines et l’impossibilité d’entrer sur le territoire américain.
Cette nouvelle vague de sanctions s’inscrit dans la continuité des efforts américains pour couper les sources de revenus de l’Iran, notamment en perturbant ses ventes de pétrole. Le Trésor américain accuse plusieurs entreprises d’avoir joué un rôle clé dans la mise en place de réseaux complexes permettant de contourner les sanctions internationales.
Outre Penka Ivanova Madzharska et les navires de la « flotte fantôme », les sanctions ciblent également la société pétrolière iranienne Sepehr Energy Jahan Nama Pars Company (Sepehr Energy), les sociétés d’affrètement maritime Luan Bird Shipping Service LLC et Mars Investment LLC (basées aux Émirats arabes unis), ainsi que Loire Shipping Inc (basée au Panama). Plus tôt ce mois-ci, le 13 novembre, des entreprises enregistrées en Ukraine, Imperative Ukraine Group LLC et Ecofera LLC, avaient déjà été sanctionnées pour avoir fourni du matériel aérospatial à l’Iran Aircraft Manufacturing Industries Corporation (HESA), un fabricant de drones Shahed.
Au total, 32 individus et entités originaires d’Iran, des Émirats arabes unis, de Turquie, de Chine, de Hong Kong, d’Inde, d’Allemagne et d’Ukraine ont été visés par ces sanctions.
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