Publié le 17 novembre 2023. Washington a annoncé la fin d’une exemption financière pour la Corée du Sud concernant l’achat d’armement américain, ce qui alourdira considérablement la facture pour Séoul et s’inscrit dans une politique de rééquilibrage des alliances par l’administration américaine.
- La Corée du Sud devra désormais assumer l’intégralité des coûts non récurrents (CNR) liés à l’acquisition de matériel militaire américain.
- D’autres alliés, dont le Japon et l’Australie, sont également concernés par cette nouvelle politique.
- Séoul s’est engagée à dépenser 25 milliards de dollars en équipements militaires américains d’ici 2030.
L’administration américaine a informé Séoul, au mois d’août dernier, de la suppression de cette dérogation aux coûts non récurrents (CNR). Ces CNR correspondent aux frais engagés par les sous-traitants américains de la défense pour le développement, la conception et les tests d’armes. Jusqu’à présent, la Corée du Sud bénéficiait d’une exemption qui lui permettait d’économiser environ 5% sur ses achats d’armement aux États-Unis. La fin de cette exemption entraînera donc une augmentation significative du coût des importations militaires américaines pour Séoul.
Cette décision s’inscrit dans une tendance plus large, selon des sources proches du dossier, reflétant l’approche transactionnelle du président Donald Trump en matière d’alliances. L’administration américaine estime que ses alliés bénéficient depuis trop longtemps d’excédents commerciaux importants avec les États-Unis. La fin de ces exemptions financières est perçue comme un moyen de rééquilibrer ces relations.
Le président sud-coréen Lee Jae-myung a annoncé vendredi la finalisation d’un accord tarifaire et de sécurité avec les États-Unis, incluant un engagement de Séoul à dépenser 25 milliards de dollars en équipements militaires américains d’ici 2030. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes et de renforcement des capacités militaires de la Corée du Sud.
Selon les informations disponibles, des notifications similaires ont été envoyées à d’autres pays alliés, notamment le Japon, l’Australie et plusieurs membres de l’OTAN. Cette mesure pourrait donc avoir des répercussions sur les budgets de défense de nombreux pays partenaires des États-Unis.
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