Publié le 15 janvier 2026 à 14h28. Les États-Unis ont intercepté un pétrolier vénézuélien dans les Caraïbes, une nouvelle saisie s’inscrivant dans la stratégie de l’administration Trump visant à priver le régime de Nicolás Maduro de ressources financières et à contrôler le pétrole vénézuélien.
- Le Commandement Sud de l’armée américaine a confirmé la capture du pétrolier Veronica sans incident.
- L’opération s’inscrit dans la campagne américaine contre le trafic de drogue et pour le contrôle des hydrocarbures vénézuéliens.
- Cette saisie intervient à la veille d’une rencontre entre Donald Trump et Maria Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne.
Les forces américaines ont intercepté le pétrolier Veronica, opérant selon le Commandement Sud, en violation d’une quarantaine imposée par Washington aux navires sanctionnés dans la région des Caraïbes. « Le seul pétrole qui quittera le Venezuela sera celui qui coordonnera de manière appropriée et légale », a déclaré le Commandement Sud dans un communiqué. Des sources proches du dossier, citées par Reuters, ont confirmé que la saisie a eu lieu dans les Caraïbes.
Cette action s’inscrit dans une politique plus large menée par l’administration Trump, qui vise à déstabiliser le gouvernement de Nicolás Maduro et à prendre le contrôle des ressources pétrolières du Venezuela. Trump avait précédemment annoncé son intention de contrôler indéfiniment le pétrole vénézuélien afin de reconstruire l’industrie pétrolière du pays, en déclin.
Selon des informations américaines, les navires interceptés jusqu’à présent étaient soit soumis à des sanctions américaines, soit faisaient partie d’une « flotte fantôme » de navires non identifiés, utilisés pour dissimuler l’origine du pétrole provenant de pays sanctionnés tels que l’Iran, la Russie ou le Venezuela. La semaine dernière, un pétrolier battant pavillon russe, suivi par un sous-marin russe après plus de deux semaines de traversée de l’Atlantique, a également été saisi, une action vivement condamnée par Moscou.
La saisie du Veronica intervient à la veille d’une rencontre historique entre Donald Trump et Maria Corina Machado, chef de l’opposition vénézuélienne. Cette première rencontre en face à face depuis le renversement de Maduro par les États-Unis est scrutée de près. Trump a qualifié Machado de « combattante de la liberté », mais a exclu la possibilité de la nommer à la tête du Venezuela après le renversement de Maduro, estimant qu’elle ne disposait pas d’un soutien interne suffisant.
Une évaluation confidentielle de la CIA, présentée à Trump, a conclu que les loyalistes de Maduro, notamment Delcy Rodríguez, étaient les mieux placés pour assurer la stabilité du pays.
rml (AFP, Reuters, informations en cours de vérification)
À ne pas manquer
