Publié le 2025-11-02 00:48:00. Les exportations de pétrole vénézuélien vers les États-Unis ont connu une forte augmentation en août, après un assouplissement des réglementations américaines, mais restent globalement en baisse sur les huit premiers mois de l’année.
- Les expéditions de pétrole vénézuélien vers les États-Unis ont bondi de 550 % en août, atteignant 39 000 barils par jour.
- Malgré ce rebond, les exportations cumulées sur les huit premiers mois de 2025 sont en recul de 29 % par rapport à la même période en 2024.
- Le Venezuela a progressé dans le classement des fournisseurs de pétrole des États-Unis, passant de la 36e à la 19e place en août.
L’administration de Donald Trump a concrétisé fin juillet un assouplissement réglementaire accordé à Chevron, ce qui a directement entraîné une reprise des exportations de pétrole vénézuélien vers les États-Unis. Après avoir atteint leur point le plus bas de l’année en juillet, les volumes ont grimpé en flèche en août, dépassant les 39 000 barils par jour (b/j), selon les données de l’Energy Information Administration (EIA).
Cette augmentation de 550 % par rapport au mois précédent témoigne de l’impact significatif des licences spécifiques sur les flux commerciaux pétroliers vénézuéliens, particulièrement dans un contexte de sanctions internationales. Le Venezuela a ainsi vu sa position dans le classement des fournisseurs de pétrole des États-Unis s’améliorer considérablement, passant de la 36e à la 19e place en août.
Cependant, sur une période plus longue, la situation reste fragile. Au cours des huit premiers mois de 2025, les exportations moyennes de pétrole brut et de produits dérivés se sont élevées à 153 000 b/j, soit une baisse de 29 % par rapport à la même période en 2024. Cette tendance suggère que le rebond d’août pourrait être temporaire.
Le marché américain reste dominé par ses partenaires traditionnels. Le Canada (4 294 000 b/j), le Mexique (524 000 b/j) et l’Arabie Saoudite (417 000 b/j) occupent toujours les trois premières places du classement des fournisseurs. Des évolutions notables sont cependant à observer, avec le Brésil qui a chuté de la 3e à la 6e place et la Guyane qui a progressé de la 8e à la 4e place, illustrant la volatilité croissante et le réalignement des sources d’énergie américaines.
En août, les États-Unis ont importé un total de 6 283 000 b/j, en baisse de 21 % par rapport au mois précédent. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a fourni 895 000 b/j, représentant 14 % du total des importations américaines.
