Publié le 6 décembre 2024 à 06h10. Les dommages causés par des attaques de drones ont compromis la capacité du confinement de sécurité de la centrale nucléaire de Tchernobyl à retenir des matières radioactives, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’Ukraine accuse la Russie d’être à l’origine de ces frappes.
- L’AIEA a constaté des dommages au bouclier de protection de la centrale suite à une attaque de drone en février.
- Bien que les structures porteuses et les systèmes de surveillance soient intacts, la capacité de confinement de matières radioactives est affectée.
- Des réparations ont été effectuées, mais une restauration complète est jugée essentielle pour garantir la sûreté nucléaire à long terme.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé ce vendredi que le bouclier de protection de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, ne peut plus assurer pleinement sa fonction de sécurité. L’alerte fait suite à une inspection réalisée la semaine dernière de la structure de confinement en acier, achevée en 2019, qui avait pour mission de sécuriser les matières radioactives suite à la catastrophe de 1986.
Selon le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, l’inspection a confirmé que la structure avait perdu ses fonctions principales de sûreté.
« L’inspection a confirmé que (la structure de confinement) avait perdu ses fonctions principales de sûreté, y compris sa capacité à contenir des matières radioactives, mais a également constaté qu’il n’y avait aucun dommage permanent à ses structures porteuses ou à ses systèmes de surveillance. »
Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA
Des réparations ont été entreprises, mais M. Grossi souligne l’importance d’une restauration complète pour prévenir de nouveaux dommages et garantir la sûreté nucléaire à long terme.
« Une restauration complète reste essentielle pour éviter de nouveaux dommages et garantir la sûreté nucléaire à long terme. »
Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA
Le 14 février, l’ONU avait rapporté que les autorités ukrainiennes avaient signalé une attaque de drone équipé d’une charge explosive sur la centrale. L’incident avait provoqué un incendie et endommagé l’enveloppe de protection autour du réacteur numéro quatre, détruit lors de l’accident de 1986. L’Ukraine accuse la Russie d’être responsable de cette attaque, ce que Moscou dément.