Le Festival du Film de Pilsen se prépare pour une 38ème édition record
Le Festival du Film de Pilsen s’apprête à projeter 110 films dans sa 38ème édition. La plupart des projections seront accompagnées par des membres de l’équipe créative. Le public pourra y retrouver des acteurs connus tels que Judit Pecháček, Jana Plodková, Tereza Ramba, Vica Kerekes et Vojtěch Kotek, ainsi que Stanislav Majer, Jiří Mádl et Jiří Langmajer. Le réalisateur Jiří Strach et Petr Lněnička, en compagnie de Jan Hřebejk, seront également présents.
L’année dernière, le festival avait attiré 16 000 spectateurs. Les organisateurs indiquent que l’intérêt pour les billets est encore plus fort cette année.
Neuf longs métrages, neuf documentaires, 13 projets télévisuels ou internet et 12 courts métrages étudiants seront en lice pour le Prix du Kingfisher d’Or. Un jury international évaluera les films, composé notamment du scénariste américain Eric Kaplan (Futurama, La Théorie du Big Bang), de l’actrice finlandaise Christa Kosonen (Blade Runner 2049) et de la cinéaste française Judith Auffray.
Le festival présentera des films tchèques ayant marqué les festivals internationaux, ainsi qu’un nombre important de films familiaux et de premières télévisuelles, très appréciés du public, selon la directrice du festival, Eva Veruňková Košařová.
Les acteurs et les cinéastes apprécient particulièrement l’atmosphère détendue du festival de Pilsen, comparée à l’effervescence du Festival de Karlovy Vary. “Ils peuvent profiter de l’événement sans être constamment sollicités pour des photos”, ajoute la directrice. Le nombre d’invités officiels approche un record de mille personnes.
Au programme
Certaines projections sont déjà complètes, notamment celles de Karavan, Chomimteraster et de la nouvelle œuvre d’Agnieszka Holland, Franz, qui a ouvert le festival vendredi. Ce film relate l’histoire inspirée de la vie et de l’œuvre de l’écrivain Franz Kafka.
La première tchèque sera consacrée à un film d’animation de marionnettes inspiré des contes d’Arnošt Goldflam, ainsi qu’au long métrage Catarrines Grammar Above Heaven, in the Valley Me.
Avant leur diffusion télévisée, le public pourra découvrir en avant-première la série Ratolesti, avec Elizaveta Maxová et Dana Syslová, la série Markovič: Straka, la mini-série Mony et Neužil, en présence du scénariste Mark Epstein et du réalisateur Jiří Strach.
La première du documentaire Girls on the Ice de Tereza Vejvodová et Veronika Donutková, consacré à une équipe féminine de hockey, ainsi que la première tchèque du thriller norvégien Shadow of Victory de Bård Breien, sont également au programme.
Le nouveau film de Tereza Nvotová, présenté en avant-première mondiale à Venise, concourra également à Pilsen. Le 1er octobre, le festival se terminera avec la comédie noire Quelque chose pour quelque chose.
Le public pourra également découvrir la nouvelle série télévisée de Nova, La Chute de la Maison Koller, qui explore la cohabitation de plusieurs générations sous un même toit. La série est réalisée par Jan Hřebejk et le scénario est signé Natalia Kocábová.
La Chute de la Maison Koller met en scène Vendy, jouée par Tereza Volánková, qui doit emménager chez son père autoritaire, où vit également sa grand-mère. “J’ai commencé à écrire cette série en observant un processus familial où un parent âgé commence à prendre soin de ses parents, tout en étant entouré de ses enfants adultes. Cela crée une situation unique lorsque quatre générations se retrouvent soudainement sous le même toit”, explique Kocábová.
Božidara Turzonovová incarnera la grand-mère et David Matásek le père.
Netflix n’est pas un problème
La section dédiée aux films réalisés par des femmes sera présentée par le réalisateur Dariu Kashcheeva et Beatrice Brentner, nominée pour un Oscar pour Nosferatu.
Une autre section du programme sera consacrée au cinéma de Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg, tandis qu’une autre mettra en avant le cinéma allemand contemporain.
Le festival se déroulera sur huit sites, avec la Měšťanská Beseda comme centre névralgique. Les films seront également projetés à la bibliothèque scientifique et à la Pilsen House of Music.
Selon la directrice du festival, le développement des plateformes de streaming n’a pas d’impact significatif sur la fréquentation. “Même si nous projetons des films déjà disponibles sur Netflix, nous n’avons pas constaté de baisse d’intérêt. Les gens nous disent qu’ils ont besoin d’un grand écran et d’une expérience collective pour apprécier pleinement un film, et qu’ils aiment partager ce moment avec leurs amis”, conclut Eva Veruňková Košařová.
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