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Les Forces armées, saignement de nez | La cause du mystérieux phénomène de saignement de nez dans les forces armées révélée dans un nouveau rapport

Publié le 11 novembre 2025 à 11h52. Des centaines de militaires norvégiens ont été touchés par des épistaxis récurrentes dans le camp de Skjold, dans le nord du pays, depuis 2023. Une enquête approfondie révèle que l’air sec…

Les Forces armées, saignement de nez | La cause du mystérieux phénomène de saignement de nez dans les forces armées révélée dans un nouveau rapport

Publié le 11 novembre 2025 à 11h52. Des centaines de militaires norvégiens ont été touchés par des épistaxis récurrentes dans le camp de Skjold, dans le nord du pays, depuis 2023. Une enquête approfondie révèle que l’air sec est le principal facteur en cause.

  • Plusieurs centaines de militaires ont souffert d’épistaxis au camp de Skjold depuis 2023, avec 150 cas recensés rien qu’en janvier 2023.
  • L’Institut norvégien de recherche sur la défense (FFI) a mené une enquête pour déterminer les causes de ces saignements de nez.
  • Le rapport du FFI conclut que l’humidité relative constamment faible, en particulier en hiver, est le facteur déterminant.

Le camp de Skjold, situé dans l’Indre Troms, est depuis plusieurs mois le théâtre d’un phénomène inhabituel : une multiplication des épistaxis chez les militaires en formation. L’affaire a suscité une vive attention des médias et des autorités norvégiennes, qui ont rapidement ordonné une enquête pour identifier les causes de ces saignements de nez.

La princesse héritière Ingrid Alexandra a elle-même effectué son service militaire au camp de Skjold, entre janvier 2024 et avril 2025, où elle a servi au sein du bataillon du génie de la Brigade Nord. Durant cette période, 131 nouveaux cas d’épistaxis ont été enregistrés ici.

L’Institut norvégien de recherche sur la défense (FFI) a été chargé par l’Armée et le Bâtiment de la Défense de mener une étude approfondie afin de déterminer l’origine de ces épistaxis. Mardi, le rapport du FFI a été rendu public, mettant en lumière un facteur prédominant : l’humidité relative constamment faible dans les casernes.

Les mesures effectuées ont révélé que l’humidité relative dans les casernes est souvent inférieure à 20 %, ce qui est bien en dessous des recommandations, qui se situent entre 30 et 60 %. Une faible humidité assèche les muqueuses nasales, les rendant plus vulnérables aux saignements.

« L’air sec et froid est une cause importante des saignements de nez chez les soldats. Aucune pollution, mauvaise ventilation, moisissure ou eau nocive pour la santé n’a été détectée. L’enquête montre que la vie dans les casernes des forces armées n’est pas nocive pour la santé. »

Frank Brundtland Steder, chef de projet au FFI

L’enquête a également étudié d’autres facteurs potentiels, tels que les niveaux de dioxyde de carbone, la présence de métaux, la qualité de l’eau potable et la présence de composés chimiques. Tous ces éléments se sont avérés conformes aux normes de sécurité.

Selon le rapport, le risque d’épistaxis est six fois plus élevé en cas d’exposition à un air froid et sec. Le FFI a mené des investigations dans les casernes de Skjold, Bardufoss, Rustad et Trondenes pendant 18 mois afin d’établir ces conclusions.

Les autorités militaires devraient désormais étudier les mesures à prendre pour améliorer l’humidité dans les casernes et ainsi réduire le nombre d’épistaxis chez les soldats.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.