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Les Groenlandais ne devraient pas craindre une prise de pouvoir imminente par les États-Unis, déclare le Premier ministre

Publié le 5 janvier 2026 à 20h51. L'intérêt renouvelé de l'ancien président américain Donald Trump pour le Groenland, après la capture d'un leader vénézuélien par les forces américaines, suscite des inquiétudes à Copenhague et dans les capitales européennes,…

Les Groenlandais ne devraient pas craindre une prise de pouvoir imminente par les États-Unis, déclare le Premier ministre

Publié le 5 janvier 2026 à 20h51. L’intérêt renouvelé de l’ancien président américain Donald Trump pour le Groenland, après la capture d’un leader vénézuélien par les forces américaines, suscite des inquiétudes à Copenhague et dans les capitales européennes, qui réaffirment le droit du peuple groenlandais à disposer de lui-même.

  • Les puissances européennes, dont le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont apporté leur soutien au Danemark et au Groenland face aux déclarations de Donald Trump.
  • La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a souligné que le Groenland n’est pas à vendre et que toute attaque contre le territoire serait considérée comme une attaque contre l’OTAN.
  • Donald Trump a récemment nommé un envoyé spécial pour le Groenland, le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, qui a publiquement exprimé son soutien à l’intégration de l’île aux États-Unis.

Les commentaires de l’ancien président américain interviennent après une opération militaire américaine au Venezuela, qui a ravivé les craintes d’une intervention similaire dans d’autres régions stratégiques. Le Groenland, territoire autonome du Danemark, est devenu une cible de convoitise en raison de sa position géographique stratégique dans l’Arctique et de ses importantes ressources minérales.

Le Premier ministre groenlandais, Múte Bourup Egede, a tenté de rassurer la population, affirmant qu’une prise de contrôle du pays n’est pas envisageable à court terme. S’exprimant depuis Nuuk, la capitale, il a déclaré, par l’intermédiaire d’un traducteur : « Nous ne sommes pas dans une situation où nous pensons qu’une prise de contrôle du pays pourrait se produire du jour au lendemain. On ne peut pas comparer le Groenland au Venezuela. Nous sommes un pays démocratique. »

Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises son intérêt pour l’acquisition du Groenland, allant jusqu’à déclarer à The Atlantic : « Nous avons absolument besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour notre défense. » Il a également indiqué qu’il reviendrait sur cette question dans les semaines à venir, lors d’une brève déclaration à bord d’Air Force One.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a réagi fermement aux déclarations de Trump, soulignant que le Danemark a clairement exprimé sa position et que le Groenland a à plusieurs reprises affirmé son refus d’intégrer les États-Unis. Elle a déclaré à la chaîne publique DR : « Malheureusement, je pense que le président américain devrait être pris au sérieux lorsqu’il dit qu’il veut le Groenland. »

Le Groenland, avec ses 57 000 habitants, n’est pas un membre indépendant de l’OTAN, mais bénéficie de la protection offerte par l’adhésion du Danemark à l’alliance militaire, dont les États-Unis font également partie. Frederiksen a averti que toute attaque contre un pays membre de l’OTAN entraînerait une réponse collective.

La situation stratégique du Groenland, entre l’Europe et l’Amérique du Nord, en fait un site essentiel pour le système de défense antimissile balistique américain. Ses ressources minérales considérables pourraient également aider les États-Unis à réduire leur dépendance vis-à-vis des exportations chinoises.

Les alliés européens ont réaffirmé leur soutien au Danemark et au Groenland, soulignant que l’avenir de l’île doit être décidé par sa population. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a déclaré lundi : « Le Groenland et le Royaume du Danemark doivent déterminer l’avenir du Groenland et personne d’autre. » Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a suggéré que l’OTAN pourrait envisager de renforcer la protection du Groenland, tandis que l’Union européenne a réitéré son attachement au principe de souveraineté nationale.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.