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Le G7 libère 100 millions de barils de pétrole après les menaces de Donald Trump

Les dirigeants du G7 ont convenu de libérer 100 millions de barils de pétrole et de diesel issus de leurs réserves stratégiques sur quatre mois.

Le G7 libère 100 millions de barils de pétrole après les menaces de Donald Trump

Les dirigeants du G7 ont convenu de libérer 100 millions de barils de pétrole et de diesel issus de leurs réserves stratégiques sur quatre mois. Cette décision, annoncée le 2 octobre 2026 sous la houlette du président français Emmanuel Macron, intervient après des menaces de Donald Trump d’interdire les exportations américaines.

La menace américaine sur le diesel et la réaction européenne

Le dossier s’est accéléré lorsque Washington a accru la pression sur l’Europe pour qu’elle puise dans ses stocks de carburant. Le président américain Donald Trump avait brandi la menace d’un embargo sur les exportations de diesel en provenance des États-Unis.

L’Union européenne a vivement rejeté cette perspective, selon le reportage de France 24 qui cite l’avertissement de la porte-parole de la Commission européenne, Anna-Kaisa Itkonen, affirmant qu’un tel bannissement porterait atteinte à la confiance mutuelle envers les États-Unis et que le bloc refusait totalement une telle interdiction. La veille, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, avait écrit sur les réseaux sociaux que les agriculteurs, les transporteurs et les entreprises d’outre-Atlantique ne devaient pas supporter seuls le poids de la pénurie mondiale de diesel, d’après les précisions rapportées par France 24. Par ailleurs, selon des données d’Eurostat pour juin 2026 mentionnées par Al Jazeera, les pays de l’UE et le Royaume-Uni détiennent environ des stocks de gaz, de pétrole et de diesel, incluant près de 38 millions de tonnes de réserves d’urgence sous le régime des règles européennes imposant des stocks couvrant au moins 90 jours d’importations nettes ou 61 jours de consommation intérieure.

Le G7 libère 100 millions de barils de pétrole après les menaces de Donald Trump
Photo : france24.com

Les détails de l’accord du G7 et la coordination avec l’AIE

Face à la montée des tensions diplomatiques et à l’envolée des cours, le président français Emmanuel Macron a convoqué une réunion en visioconférence avec ses homologues du G7, qui regroupe les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon, l’Allemagne, l’Italie et la France, en plus de l’Union européenne. Les membres se sont mis d’accord sur un volume global de 100 millions de barils, répartis de manière égale entre des barils de diesel et des barils de pétrole brut.

L’opération sera pilotée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). D’après le communiqué officiel de la réunion, la mise sur le marché s’étalera sur quatre mois, avec un effort initial marqué par une libération substantielle de diesel dès les vingt premiers jours. À ce sujet, France 24 rappelle les déclarations du directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, qui avait indiqué plus tôt dans la semaine que les nations européennes n’avaient pas encore entièrement libéré la part de stocks convenue lors de l’appel de mars dernier, tandis qu’un accord distinct mené en mars par les 32 pays membres de l’AIE avait déjà consisté à débloquer 400 millions de barils.

Emmanuel Macron a indiqué que les dirigeants du G7 s’étaient engagés à libérer les réserves stratégiques dans les proportions mentionnées, avec un accent particulier sur le diesel, et à veiller à l’absence de restrictions d’exportation.

Par la suite, Donald Trump a salué le compromis sur son réseau social, affirmant que l’Europe allait injecter une quantité massive de diesel stocké et que le processus débuterait immédiatement. S’exprimant depuis la Maison-Blanche, il a précisé qu’une interdiction des exportations n’avait jamais vraiment été sur la table.

Le G7 libère 100 millions de barils de pétrole après les menaces de Donald Trump
Photo : aljazeera.com

L’impact de la guerre au Moyen-Orient et la situation des marchés

La flambée des prix trouve son origine dans la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui perturbe durablement le trafic maritime et pèse sur les raffineries régionales. Aux États-Unis, la moyenne nationale pour un gallon de diesel s’établissait à 6,37 dollars le vendredi, selon l’American Automobile Association, après avoir touché un sommet record de 6,52 dollars le 22 septembre, tandis que les inventaires américains de diesel atteignaient un plus bas historique de 107,9 millions de barils au 11 septembre 2026, d’après les chiffres rapportés par Al Jazeera.

Walt Chancellor, directeur de la recherche sur les matières premières chez Macquarie Group, a souligné que le problème central auquel fait face les États-Unis n’était pas un problème de diesel, ni de produits raffinés, mais un problème énergétique mondial.

Diesel prices
Photo : abc.net.au

En complément, France 24 et Seeking Alpha notent que ces annonces ont entraîné un recul supplémentaire des contrats à terme sur le pétrole brut et des indices de référence Nymex et Brent sur les marchés financiers.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.