Publié le 7 décembre 2023 07:10:00. Un hôtel quatre étoiles du Trentin a été épinglé pour discrimination envers un client aveugle et sa famille. L’établissement s’est engagé à suivre une formation sur l’inclusion, après une plainte qui avait suscité l’indignation en Italie.
- L’hôtel avait demandé à la famille de prendre ses repas dans une salle séparée, à l’abri des autres clients.
- La famille a refusé toute compensation financière, ne demandant qu’un euro symbolique.
- L’établissement s’engage à une formation spécifique sur l’accueil des personnes handicapées.
L’affaire remonte à mars 2023, lorsque Cecilia Bonaccorsi, une pharmacienne retraitée de Rome, a dénoncé le traitement réservé à son fils, Tommaso Pimpinelli, atteint du syndrome de Norrie, une maladie génétique rare qui peut entraîner une cécité congénitale, une perte auditive, des troubles cognitifs et des retards de développement. Alors que la famille séjournait à l’hôtel San Martino di Castrozza, le propriétaire leur a demandé de déjeuner et dîner dans une pièce isolée, accessible par une porte vitrée en mosaïque. La justification invoquée était des plaintes d’autres clients, qui se disaient « dérangés » par la présence de la famille.
Cecilia Bonaccorsi avait exprimé son choc face à cette situation, déclarant :
« Nous avions l’impression d’être traités comme des chiens. »
Cecilia Bonaccorsi, mère de Tommaso Pimpinelli
Face à cette humiliation, la famille avait écourté ses vacances et était rentrée chez elle.
L’histoire avait rapidement fait le tour des médias italiens, provoquant une vive réaction du public. Alessandra Locatelli, alors ministre de la Politique des personnes handicapées, avait publiquement exprimé sa solidarité avec la famille. Une procédure civile avait ensuite été engagée devant les tribunaux.
Finalement, un accord a été trouvé entre les parties. L’hôtel s’est engagé à dispenser une formation spécifique à son personnel sur l’inclusion des personnes handicapées. Cecilia Bonaccorsi a refusé toute compensation financière, estimant que l’éducation et la sensibilisation étaient plus importantes. Elle n’a demandé qu’un euro symbolique, expliquant :
« On ne peut pas acheter l’éducation, ce n’est pas une question d’argent pour nous. Nous avons fait cela pour donner l’exemple et donner de la force aux familles comme la nôtre qui subissent trop souvent l’injustice mais ne trouvent pas le courage de réagir. »
Cecilia Bonaccorsi, mère de Tommaso Pimpinelli
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