Une attaque a visé l’aéroport international King Khalid à Riyad, faisant des victimes et des blessés. L’Autorité saoudienne de l’aviation civile et la coalition militaire ont imputé l’action aux Houthis du Yémen, provoquant des condamnations internationales massives.
L’attaque de l’aéroport international King Khalid à Riyad
Les services de secours ont acheminé de nombreux blessés vers les hôpitaux de la capitale, tandis que la circulation aérienne a été totalement interrompue.
Parmi les victimes de ce drame figurent quatre citoyens saoudiens, deux ressortissants bangladais, ainsi que des personnes originaires des États-Unis, de Jordanie, de Palestine, de Syrie, du Soudan et d’Égypte d’après le décompte officiel des autorités. L’ambassade d’Inde en Arabie saoudite a par la suite confirmé qu’un ressortissant indien avait succombé à ses blessures, portant le bilan à au moins 13 morts selon les informations relayées par l’ambassade.
L’ampleur de ces frappes marque une escalade inédite depuis le début, en 2014, du conflit au Yémen rappelé par les sources diplomatiques. Tout le monde courait
, a-t-il raconté.
Les revendications des Houthis et les nouvelles frappes dans le royaume
Les Houthis du Yémen ont officiellement revendiqué ces attaques menées en trois phases contre les infrastructures saoudiennes en ciblant les aéroports de Riyad et de Dammam. Yahya Saree, le porte-parole militaire du mouvement, a réitéré les menaces proférées à l’encontre de l’espace aérien du royaume.

Les forces armées yéménites renouvellent leur avertissement contre l’usage de l’espace aérien saoudien et de ces aéroports, à l’exception de ceux des villes saintes de La Mecque et de Médine, car ils sont exposés aux frappes et constituent un théâtre d’opérations de la part de nos forces.
Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis
Dimanche, l’Autorité saoudienne de l’aviation civile a indiqué qu’une nouvelle frappe avait touché l’aéroport de Dammam dans l’est du pays tandis que les évaluations des dommages se poursuivaient. Des journalistes présents à Riyad ont également rapporté avoir entendu plusieurs détonations dans la capitale au cours de la journée.
La réponse de la coalition militaire et la position de Washington
La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite a qualifié l’offensive de samedi comme un crime de guerre en promettant une riposte ferme.
Interrogé sur une éventuelle intervention militaire directe des États-Unis aux côtés des forces saoudiennes, le président américain Donald Trump a laissé la porte ouverte à une décision rapide lors de son échange avec la presse.
C’est possible. Nous allons examiner la question. Nous venons tout juste d’apprendre cette récente attaque, nous prendrons donc une décision. Nous agissons très rapidement.
Donald Trump, président des États-Unis
Les réactions de la communauté internationale
De nombreuses capitales mondiales ont condamné les frappes visant l’aéroport de la capitale saoudienne. Le secrétaire général des Nations unies s’est déclaré profondément choqué par l’attaque menée contre l’infrastructure civile.

Du côté des dirigeants européens et régionaux, les condamnations ont afflué pour dénoncer une action périlleuse pour la stabilité de la région :
- Ursula von der Leyen a qualifié l’événement d’escalade dangereuse inacceptable pour la sécurité des civils.
- Benjamin Netanyahu a exprimé sa réprobation en qualifiant l’action d’horrible attaque terroriste.
Parallèlement, plusieurs gouvernements, dont le Canada et les États-Unis, ont émis des consignes strictes recommandant à leurs ressortissants d’éviter tout déplacement non essentiel vers l’Arabie saoudite et de se tenir à l’écart des zones aéroportuaires visées par les récentes alertes de sécurité.