Publié le 6 janvier 2026 08h07:00. L’auteur, votant pour les Eclipse Awards depuis 26 ans, exprime son désenchantement face à l’évolution du processus de sélection, marqué par un manque de perspective historique et une influence grandissante de critères éphémères.
- L’auteur constate une perte de rigueur dans le vote pour les Eclipse Awards, avec un électorat peu familier avec l’histoire de la course hippique.
- La question de récompenser des chevaux ayant couru une seule fois aux États-Unis suscite des interrogations tardives, alors que cette pratique était courante par le passé.
- Le cas de Forever Young, poulain japonais vainqueur de la Breeders’ Cup Classic (G1), illustre cette nouvelle controverse.
Après 26 bulletins de vote pour les Eclipse Awards, un observateur attentif de la course hippique américaine se dit résigné face à l’évolution du processus de sélection. L’enthousiasme et l’indignation qu’il ressentait autrefois ont laissé place à une forme de détachement, face à ce qu’il perçoit comme un manque de sérieux et de perspective historique chez les votants.
L’auteur déplore que les décisions soient désormais influencées par des opinions fluctuantes, sans fondement solide ni connaissance des précédents établis par les générations précédentes d’électeurs. Il souligne que les électeurs d’aujourd’hui sont confrontés à une difficulté accrue pour évaluer objectivement les chevaux, en raison de la rareté des confrontations directes entre les meilleurs compétiteurs. Ironiquement, cette situation est en partie imputable aux cavaliers et aux éleveurs, dont les Eclipse Awards sont censés récompenser le travail.
Une préoccupation récurrente lors du vote pour les Eclipse Awards 2025 concerne la récompense des chevaux ayant couru une seule fois aux États-Unis. L’auteur s’interroge sur la soudaineté de cette objection, rappelant que les électeurs n’ont jamais hésité à récompenser des chevaux européens victorieux sur le sol américain, comme Pebbles, Miesque, Arazi et Johannesburg. Il se demande si ceux qui soulèvent cette question seraient prêts à débattre a posteriori de l’opportunité de ces choix passés.
Le cas de Forever Young, le poulain japonais qui a surpris en remportant la Breeders’ Cup Classic (G1), est particulièrement révélateur. Bien qu’aucun cheval n’ait jamais remporté l’Eclipse du prix du meilleur mâle de terre plus âgé après une seule course aux États-Unis, l’auteur estime que cette situation n’est pas fondamentalement différente de celle de certains lauréats précédents des prix sur herbe ou des prix des mâles juvéniles.
Forever Young figure parmi les finalistes pour le prix, mais le résultat final reste incertain. L’auteur se dit résigné à l’idée d’une éventuelle défaite, estimant qu’il y a eu suffisamment de choix discutables au cours des dernières décennies pour ne plus s’émouvoir outre mesure. Il a perdu l’espoir de voir les Eclipse Awards récompenser les chevaux les plus méritants, et se contente désormais d’observer le processus avec un détachement philosophique.
