Publié le 23 décembre 2025 à 13h32. Une baisse récente de la puissance de calcul du réseau Bitcoin, le « hashrate », pourrait signaler un tournant positif pour la cryptomonnaie, selon les analyses de la société d’investissement VanEck.
- Le hashrate de Bitcoin a diminué d’environ 4 % le mois dernier, indiquant des difficultés pour certains mineurs.
- Historiquement, ces périodes de « capitulation » des mineurs ont souvent précédé une hausse des prix du Bitcoin.
- La Chine a récemment déconnecté 1,3 gigawatts de puissance de minage, une partie de cette énergie étant potentiellement redirigée vers l’intelligence artificielle.
La récente baisse du hashrate de Bitcoin, qui mesure la puissance de calcul totale dédiée à la validation des transactions sur la blockchain, pourrait surprendre certains observateurs. Cependant, selon VanEck, ce phénomène pourrait être un indicateur encourageant pour l’avenir de la cryptomonnaie. Au cours du dernier mois, le hashrate a reculé d’environ 4 %, ce qui signifie que certains mineurs ont temporairement interrompu leurs activités, confrontés à une rentabilité réduite en raison du prix actuel du Bitcoin et du coût de l’énergie.
Cette situation rappelle des cycles précédents. Les données historiques analysées par VanEck depuis 2014 révèlent une tendance claire : lorsque le hashrate diminue sur une période de trente jours, le prix du Bitcoin a tendance à augmenter dans les quatre-vingt-dix jours suivants, dans environ les deux tiers des cas. L’effet se renforce sur le long terme, avec une probabilité d’environ 77 % d’un prix Bitcoin positif après 180 jours, et des augmentations de prix significatives en moyenne.
Bien que ces données ne constituent en aucun cas une garantie, elles suggèrent que les périodes de forte pression sur les mineurs coïncident souvent avec des phases de consolidation et de rebond du marché.
La situation actuelle est particulièrement difficile pour les mineurs. Le prix du Bitcoin oscille autour de 88 000 dollars, soit près de 30 % en dessous de son pic d’octobre. Parallèlement, les prix de l’énergie restent élevés dans de nombreuses régions, rendant l’exploitation minière moins rentable, en particulier pour les équipements plus anciens et moins performants.
Selon VanEck, le seuil de rentabilité de l’électricité pour une machine minière populaire, la Bitmain S19 XP, a considérablement baissé. Fin de l’année dernière, les sociétés minières pouvaient encore fonctionner de manière rentable avec un coût de l’électricité d’environ 12 cents par kilowattheure (soit environ 0,11 €/kWh), alors qu’aujourd’hui, ce seuil est tombé à environ 7,7 cents (environ 0,07 €/kWh). Cette évolution illustre la pression exercée sur les marges des mineurs.
La récente baisse du hashrate est également liée à la déconnexion d’environ 1,3 gigawatts de capacité minière en Chine, comme le rapporte un tweet de SinoCrypto. Une partie de cette énergie pourrait être réaffectée aux applications d’intelligence artificielle, dont la demande en puissance de calcul est en forte croissance. VanEck estime que ce changement pourrait potentiellement réduire le hashrate total de Bitcoin jusqu’à 10 %.
Cependant, l’exploitation minière de Bitcoin ne connaît pas que des difficultés. Plusieurs pays soutiennent activement cette activité, notamment la Russie, la France, le Bhoutan, l’Iran, le Salvador et, plus récemment, le Japon, comme le souligne un article de Cointelegraph. Pour certains de ces pays, le minage de Bitcoin représente une opportunité stratégique, par exemple pour valoriser un surplus d’énergie ou pour accroître leur indépendance économique.
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