Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

Les obligations étrangères restent un échange gagnant en 2025

Les investissements en obligations étrangères ont largement surpassé les rendements des titres américains en 2025, une tendance qui pourrait se maintenir grâce à la politique actuelle de la Réserve fédérale américaine. Cette performance est notamment due à la…

Les obligations étrangères restent un échange gagnant en 2025

Les investissements en obligations étrangères ont largement surpassé les rendements des titres américains en 2025, une tendance qui pourrait se maintenir grâce à la politique actuelle de la Réserve fédérale américaine. Cette performance est notamment due à la faiblesse du dollar américain.

Au 25 septembre 2025, les obligations étrangères, mesurées à l’aide d’un ensemble de fonds négociés en bourse (FNB), ont affiché une progression plus marquée que les références américaines en matière de revenu fixe. Les obligations d’État émises sur les marchés émergents se sont particulièrement distinguées, avec une augmentation de 14,5 % depuis le début de l’année, contre 5,9 % pour un portefeuille de référence composé de bons du Trésor et d’obligations d’entreprises de qualité supérieure.

Tous les fonds d’obligations internationales suivis ont ainsi dépassé les performances des obligations américaines cette année. Cependant, la couverture des risques de change s’est avérée contre-productive. Le Vanguard Total International Bond Index Fund ETF, qui utilise régulièrement des stratégies de couverture pour limiter la volatilité des taux de change, a affiché des résultats inférieurs à la moyenne.

La dépréciation du dollar américain a pesé sur les rendements pour les investisseurs américains. L’indice du dollar américain a perdu plus de 9 % depuis le début de l’année. En théorie, une baisse du dollar renforce la valeur des actifs étrangers exprimés en dollars.

Les anticipations d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt par la Fed contribuent à cette dynamique. Des taux d’intérêt plus bas aux États-Unis rendent les obligations étrangères plus attractives, à moins que les rendements à l’étranger ne diminuent dans la même proportion. Les contrats à terme sur les fonds fédéraux indiquent une probabilité de 88 % que la banque centrale américaine réduise à nouveau son taux directeur lors de sa prochaine réunion du 29 octobre.

Malgré des données économiques américaines récentes plus encourageantes – la croissance du deuxième trimestre a été révisée à 3,8 % – le marché reste attentif à la possibilité d’un assouplissement monétaire supplémentaire. Ces dernières données suggèrent que l’économie et le marché du travail pourraient être plus robustes qu’initialement prévu. Si tel est le cas, la baisse du dollar pourrait se stabiliser, offrant un certain soutien aux obligations américaines par rapport à leurs homologues étrangères.

À moins d’un retournement de situation et d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, un scénario peu probable à ce stade, les obligations étrangères devraient continuer à surperformer les obligations américaines pour l’ensemble de l’année.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.