Publié le 4 décembre 2023 10h30. La police de Brantford, en Ontario, a dû intervenir après l’apparition de pancartes dénonçant le Père Noël le long du parcours du défilé annuel, rappelant que si l’esprit grincheux n’est pas illégal, il est préférable de célébrer la magie des fêtes.
- Des pancartes avec des messages tels que « Le Père Noël est un imposteur » et « Vos parents achètent vos cadeaux » ont été affichées sur une propriété privée le long du parcours du défilé.
- La police a reçu des plaintes de résidents mécontents et a demandé à la personne responsable de retirer les pancartes.
- L’incident rappelle des cas similaires survenus par le passé, notamment aux États-Unis et au Canada, où des manifestants ont contesté l’existence du Père Noël.
La police de Brantford (103 kilomètres à l’ouest de Toronto) a réagi à l’apparition de pancartes anti-Père Noël, affichées sur la fenêtre d’une maison située sur le tracé du défilé de Noël ce week-end. Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent des messages au feutre noir proclamant : « Le Père Noël est un faux » et « Vos parents sont le Père Noël ».
Bien que l’affaire ait suscité l’indignation de certains, la police a précisé qu’il n’y avait aucune infraction pénale. Un porte-parole a déclaré :
« Bien qu’il ne soit pas illégal d’être un ‘Grinch’, nous encourageons tout le monde à adopter l’esprit des fêtes et à contribuer à créer une communauté positive et accueillante, en particulier lors d’événements comme le défilé du Père Noël. »
Porte-parole de la police de Brantford
L’incident a divisé les internautes. Certains ont exprimé leur consternation, qualifiant l’affichage de « absolument dégoûtant » sur Facebook. D’autres ont relativisé l’affaire, se demandant pourquoi la police avait été contactée.
Le défilé du Père Noël de Brantford est un événement annuel populaire qui attire généralement environ 30 000 personnes, selon les médias locaux. La police a souligné que les pancartes n’étaient pas illégales en raison des lois sur la liberté d’expression et du fait qu’elles étaient affichées sur une propriété privée, comme l’a rapporté la chaîne publique canadienne CBC.
Ce n’est pas la première fois que la police est confrontée à des contestations de la magie de Noël. En 2018, un manifestant au Texas avait été arrêté après avoir annoncé à des enfants que le Père Noël n’existait pas devant une église de Cleburne. Il avait été accusé d’intrusion criminelle pour refus de quitter les lieux. Scott Cain, alors maire de Cleburne, avait affirmé que sa ville « adore le Père Noël », ajoutant avec humour :
« J’espère que ces manifestants savent qu’ils vont probablement recevoir un gros morceau de charbon au lieu de figurer sur la belle liste. »
Scott Cain, ancien maire de Cleburne
Des décennies plus tôt, en 1979, un vétéran du Vietnam nommé Richard Dildy avait été arrêté et accusé de trouble à l’ordre public après avoir manifesté devant un centre commercial à Toronto avec une pancarte proclamant : « À bas le Père Noël ! ». Le journal local l’avait qualifié de « grincheux », mais il était resté inflexible, expliquant au Toronto Star :
« Tout ce que je disais, c’est que les gens doivent arrêter de mentir à leurs enfants. »
Richard Dildy, vétéran du Vietnam