La fermeture partielle du gouvernement américain a entraîné la fermeture de plusieurs sites du National Park Service, dont la Liberty Bell à Philadelphie et le parc militaire national de Vicksburg dans le Mississippi. Malgré ces fermetures, certains parcs nationaux restent ouverts avec des services réduits, suscitant des interrogations et des inquiétudes quant à leur gestion et à leur préservation.
À Philadelphie, les touristes souhaitant visiter la Liberty Bell se sont heurtés à des portes closes mercredi 1er octobre 2025. Seuls quelques visiteurs pouvaient apercevoir le célèbre symbole de l’indépendance américaine à travers les vitres d’un pavillon. La situation contrastait avec celle de la Statue de la Liberté et d’Ellis Island, où les ferries continuaient de transporter des visiteurs sans signe immédiat de perturbation.
Selon un plan d’urgence publié mardi par le National Park Service, les routes, les aires de stationnement, les sentiers et les monuments en plein air restent généralement accessibles. Cependant, en raison d’un personnel réduit de près de 9 300 employés, les parcs sans « zones accessibles » sont fermés. De plus, les sites ouverts pourraient être contraints de fermer si des dommages surviennent aux infrastructures ou si les déchets s’accumulent.
L’incertitude règne quant à l’application de ce plan. Les réseaux sociaux du National Park Service ont été inondés de questions concernant la validité des permis de camping, notamment au parc historique national de Chaco Culture au Nouveau-Mexique, et l’accessibilité du parc national de Rocky Mountain dans le Colorado.
Les parcs nationaux qui restent ouverts ne peuvent assurer que des services de base, tels que la protection de la vie, des biens et la sécurité publique. L’expérience des fermetures précédentes, notamment celle de cinq semaines durant le premier mandat de Donald Trump, a mis en évidence les risques de vandalisme, d’accumulation de déchets, de dommages aux ressources naturelles et d’utilisation illégale des terrains.
Un groupe de 40 anciens surintendants du National Park Service avait même appelé l’administration Trump à fermer complètement les parcs afin d’éviter une répétition des dégradations observées en 2018 et 2019. Ils ont souligné que la situation pourrait être encore plus préoccupante compte tenu des réductions budgétaires et du personnel déjà en place.
Lors d’une fermeture en 2013, le National Park Service avait estimé à plus de 500 millions de dollars (environ 460 millions d’euros) les pertes de revenus touristiques à l’échelle nationale. Les communautés locales dépendant du tourisme ont également subi des conséquences économiques importantes.
Le plan d’urgence permet aux parcs de conclure des accords avec les États, les tribus ou les collectivités locales pour obtenir des financements et maintenir les sites ouverts. Par le passé, des États comme l’Utah, l’Arizona, le Colorado, New York, le Dakota du Sud et le Tennessee ont contribué financièrement pour assurer le fonctionnement des parcs nationaux pendant les périodes de fermeture. Le gouverneur du Colorado a évoqué la possibilité de renouveler cette aide pour le parc national de Rocky Mountain, tandis que l’Arizona a indiqué ne pas pouvoir se permettre de financer l’ouverture de ses parcs, dont le Grand Canyon.
À ce stade, l’évolution de la situation reste incertaine et dépendra de la durée de la fermeture du gouvernement et de la capacité des États et des collectivités locales à apporter un soutien financier.
Chiffres clés
- 9 300 : Nombre d’employés du National Park Service en congé.
- 500 millions de dollars : Pertes de revenus touristiques estimées lors de la fermeture de 2013 (environ 460 millions d’euros).
Contexte
Les fermetures du gouvernement américain, souvent liées à des désaccords budgétaires au Congrès, ont un impact direct sur les agences fédérales comme le National Park Service. Ces fermetures entraînent la suspension des activités non essentielles et la mise au chômage technique de nombreux employés.
Ce qui change
La fermeture actuelle affecte l’accès à de nombreux sites historiques et naturels, perturbant les plans de voyage de milliers de touristes et impactant les économies locales. La gestion des parcs ouverts avec un personnel réduit pose des défis en matière de sécurité et de préservation des ressources.
Prochaines étapes
Il faudra surveiller l’évolution des négociations au Congrès pour déterminer la durée de la fermeture du gouvernement. L’engagement des États et des collectivités locales à fournir un financement d’urgence sera également crucial pour maintenir ouverts certains parcs nationaux.
