Home Affairesles paroles du garçon de 9 ans tué à Trieste dans les rapports de 2023

les paroles du garçon de 9 ans tué à Trieste dans les rapports de 2023

by Amélie Bernard

Publié le 15 novembre 2025 à 13h48. Une enquête a été ouverte après le meurtre d’un garçon de 9 ans à Muggia, près de Trieste, par sa mère, révélant des antécédents de menaces et de problèmes de santé mentale qui n’avaient pas suffi à protéger l’enfant.

  • Le garçon avait confié à des policiers en 2023 avoir été étranglé par sa mère.
  • Deux enquêtes sont en cours : une enquête pénale pour déterminer comment la mère a pu tuer son fils lors d’une rencontre non supervisée, et une enquête ministérielle pour examiner les procédures ayant conduit à cette rencontre.
  • Des rapports de travailleurs sociaux et des documents judiciaires révèlent que la mère avait menacé de tuer son fils si elle devait mourir.

L’affaire a pris une tournure tragique lorsque Giovanni, 9 ans, a été tué par sa mère, Olena Stasiuk, 55 ans, à Muggia, près de Trieste. Des déclarations remontant à juin 2023, consignées dans les rapports des carabiniers intervenus lors d’une dispute entre les parents séparés, révèlent que l’enfant avait déjà exprimé sa peur à des policiers :

« Maman m’a attrapé par le cou, en le tenant à deux mains. »

Giovanni, 9 ans (témoignage rapporté)

Ces déclarations, ainsi que près de 5 000 pages de documents judiciaires et de rapports de travailleurs sociaux, sont au cœur de l’enquête.

L’avocate du père, Gigliola Brida, a qualifié l’affaire de « complexe », soulignant un manque de réactivité des institutions face à des signaux d’alerte. Elle a déclaré au Corriere della Sera que la situation avait été « surveillée par les institutions mais sous-estimée dans ses moments décisifs ». Le ministère de la Justice a également annoncé une enquête pour comprendre pourquoi des rencontres non supervisées entre la mère et son enfant avaient été autorisées, compte tenu de ses antécédents.

Les faits remontent à 2018, lorsque Olena Stasiuk avait déclaré aux services sociaux :

« Soit Giovanni reste avec moi, soit je suis prêt à tuer l’enfant pour me tuer, en me jetant à la mer. Et tuer Paolo aussi. »

Olena Stasiuk (déclaration aux services sociaux)

Le couple s’était marié en 2013, mais leur relation s’était rapidement détériorée après la naissance de Giovanni. Olena a souffert de dépression, a disparu à plusieurs reprises et a été traitée pour schizophrénie, recevant même un TSO (Traitement Sanitaire Obligatoire). Après leur séparation en 2017, les menaces ont persisté. Une plainte pour blessures, suite à une tentative d’étranglement de l’enfant, a été classée sans suite, le procureur estimant que les marques observées pouvaient être compatibles avec un « événement accidentel ».

Le père de Giovanni avait offert à son fils une montre connectée l’année précédente, dans le but de pouvoir le contacter en cas d’urgence. Selon le journal Il Piccolo, il n’est pas encore certain que l’enfant la portait le soir du drame. Ce cadeau témoigne des inquiétudes du père, qui avait choisi ce modèle en concertation avec son avocate, Gigliola Bridda. Cependant, le petit garçon ne l’aurait jamais utilisée.

L’enquête se concentre désormais sur les circonstances exactes du meurtre et sur les défaillances potentielles du système de protection de l’enfance. Enfant tué par sa mère, elle avait déjà tenté de l’étrangler. Menaces envers mon ex : “Si je meurs, je l’emmènerai avec moi”

You may also like

Leave a Comment