Quatorze pays, dont la France et l’Allemagne, ont fermement condamné mercredi la décision d’Israël d’autoriser la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée, une initiative perçue comme un obstacle majeur à la paix et une violation du droit international.
Dans un communiqué commun publié par le ministère français des Affaires étrangères, les États de Belgique, du Canada, du Danemark, de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Islande, d’Irlande, du Japon, de Malte, des Pays-Bas, de Norvège, d’Espagne et du Royaume-Uni expriment leur opposition à cette expansion des colonies. « Nous condamnons l’approbation par le cabinet de sécurité israélien de 19 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée », est-il précisé.
Cette condamnation intervient après l’annonce, dimanche, du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, qui a justifié cette décision par la volonté d’empêcher la création d’un État palestinien. Les pays signataires du communiqué ont souligné que ces actions unilatérales « violent le droit international » et risquent de compromettre le fragile cessez-le-feu en cours à Gaza, alors que les efforts de médiation se concentrent sur la mise en œuvre de la seconde phase de la trêve.
Les États concernés appellent Israël à reconsidérer sa décision et à renoncer à toute nouvelle expansion coloniale. Ils réaffirment également « leur engagement inébranlable en faveur d’une paix globale, juste et durable basée sur la solution à deux États », où Israël et la Palestine pourraient coexister « en paix et en sécurité ».
Israël occupe la Cisjordanie depuis la guerre de 1967. À l’exception de Jérusalem-Est, annexée et occupée par Israël la même année, plus de 500 000 Israéliens y résident, aux côtés d’environ trois millions de Palestiniens. Récemment, les Nations Unies ont constaté que l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie – illégales au regard du droit international – a atteint un niveau record depuis au moins 2017.
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