Publié le 4 novembre 2025 à 15h04. Des images inédites de la comète interstellaire 3I/ATLAS ont été capturées par un astronome américain, quelques semaines après son passage au plus près du Soleil, offrant aux scientifiques une opportunité unique d’étudier sa composition.
- Le chercheur Qicheng Zhang a réussi à photographier la comète 3I/ATLAS, confirmant sa présence après son périhélie.
- Les premières images révèlent un objet en mouvement rapide, dont les caractéristiques atypiques suscitent l’intérêt des astronomes.
- La NASA assure que la comète ne représente aucune menace pour la Terre, mais son approche en décembre 2025 permettra des observations plus précises.
La comète interstellaire 3I/ATLAS, découverte récemment, continue de fasciner la communauté scientifique. Après avoir atteint son périhélie – le point de son orbite le plus proche du Soleil – le 29 octobre dernier, elle a été photographiée par Qicheng Zhang, chercheur postdoctoral à l’Observatoire Lowell en Arizona. Cette observation marque la première confirmation visuelle de la comète depuis son passage au plus près de notre étoile.
Zhang a utilisé un télescope puissant pour capturer l’image de l’objet, puis a réussi à le rendre visible avec son propre réflecteur de 152 millimètres, situé à environ 16 degrés du Soleil. Le 2 novembre, il a partagé cette image sur les réseaux sociaux, encourageant les amateurs d’astronomie à tenter d’observer le phénomène à l’aube, même avec du matériel modeste.
« Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un ciel clair et d’un horizon oriental très bas », a-t-il déclaré au site d’information scientifique Live Science. « Cela ne sera pas très impressionnant, juste un point, mais ce sera un point de plus en plus visible dans les prochains jours. »
Qicheng Zhang, chercheur postdoctoral à l’Observatoire Lowell
L’astronome précise qu’il est possible que d’autres observations aient été réalisées avant la sienne, mais qu’aucune autre image n’a été publiée à ce jour.
La comète 3I/ATLAS présente un intérêt particulier pour les scientifiques car elle est l’un des rares objets interstellaires connus – après 1I/Oumuamua (découverte en 2017) et 2I/Borisov (découverte en 2019) – à traverser notre système solaire. Sa caractérisation comme « interstellaire » signifie qu’elle provient d’un autre système stellaire et qu’elle voyage entre les étoiles.
Cette comète se distingue par plusieurs caractéristiques inhabituelles, notamment une « queue » dirigée vers le Soleil, contrairement aux comètes classiques qui pointent leur jet dans la direction opposée. Elle se déplace également à une vitesse exceptionnelle, dépassant les 220 000 kilomètres par heure.
Ces anomalies ont alimenté des spéculations, certaines suggérant même qu’il pourrait s’agir d’un objet d’origine extraterrestre, ce qui explique l’attention particulière que lui porte la communauté astronomique.
Selon la NASA, la comète 3I/ATLAS atteindra sa distance minimale de la Terre en décembre 2025, à environ 1,8 unité astronomique (soit environ 270 millions de kilomètres). Bien qu’elle ne soit pas visible à l’œil nu, cette période permettra aux équipes spécialisées de l’observer plus en détail.
L’agence spatiale américaine a également rassuré le public quant à l’absence de menace pour notre planète, soulignant que la comète passera à une distance suffisamment grande pour ne pas constituer un danger.


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