Dar es Salaam, le 27 novembre 2025. Les spécialistes de la santé en Tanzanie plaident pour une meilleure orientation des couples confrontés à l’infertilité et soulignent l’urgence d’accroître le nombre de professionnels formés à la fécondation in vitro (FIV), tout en insistant sur l’importance d’un accompagnement psychologique pour briser la stigmatisation liée à ce problème.
- Une orientation rapide vers des centres spécialisés est cruciale pour éviter l’aggravation des problèmes de fertilité et réduire le fardeau financier et émotionnel pesant sur les familles.
- La Tanzanie se positionne comme une destination émergente pour le tourisme médical en matière de fertilité grâce à l’expertise locale en FIV et aux technologies avancées disponibles.
- L’éducation à la santé reproductive, dès le plus jeune âge, est essentielle pour sensibiliser aux facteurs de risque et encourager une prise en charge précoce.
Lors d’un séminaire de formation destiné aux gynécologues sur les techniques avancées de FIV, le Dr Sunday Dominico, président de l’Association des gynécologues et obstétriciens de Tanzanie (AGOTA), a mis en évidence les retards de diagnostic qui pénalisent de nombreux couples. Il a expliqué que ces derniers perdent un temps précieux dans des établissements de première ligne qui ne disposent pas des compétences nécessaires pour traiter des problèmes de reproduction complexes. Une orientation précoce vers des centres spécialisés est donc primordiale.
Ce séminaire, organisé conjointement par NuLife Advanced Fertility Center et l’AGOTA, a permis aux gynécologues de partager leurs connaissances et de renforcer les compétences en matière de prise en charge de l’infertilité. Les technologies de reproduction assistée, telles que la FIV, sont désormais accessibles localement avec des taux de succès encourageants.
« Il est essentiel d’aider les couples à surmonter le désespoir et la stigmatisation associés à l’infertilité. De nombreuses familles sont confrontées à une forte pression sociale, ce qui rend une approche compatissante et informée indispensable dans la réponse de la Tanzanie en matière de santé reproductive. »
Dr Sunday Dominico, président de l’AGOTA
La Dre Nayana Patel, spécialiste de renommée mondiale en FIV, a souligné l’impact transformateur des services offerts par NuLife en Tanzanie. Ces services permettent aux couples d’accéder à des techniques de FIV de pointe sans avoir à se déplacer à l’étranger, positionnant ainsi le pays comme un pôle potentiel pour le tourisme médical.
La Dre Patel a également insisté sur l’importance d’une éducation précoce à la santé reproductive, dès l’école et l’université. Elle a rappelé que la qualité des ovules diminue avec l’âge, en particulier après 40 ans, et que les jeunes femmes doivent être informées de cette réalité.
« Au fur et à mesure que vous envisagez d’avoir des enfants, vous pouvez également rencontrer des difficultés qui vous empêchent de concevoir à nouveau. Il est important que les jeunes en discutent dès le début. »
Dre Nayana Patel, spécialiste de la FIV
Selon les experts, le tabagisme et les infections, notamment les infections sexuellement transmissibles, sont des facteurs majeurs d’infertilité chez les hommes et les femmes. Les taux élevés d’obstruction des trompes de Fallope, souvent consécutifs à des fausses couches ou des accouchements difficiles, contribuent également à l’augmentation des cas d’infertilité secondaire, un phénomène plus fréquent en Afrique qu’ailleurs.
Les fibromes utérins représentent une autre préoccupation majeure, en particulier chez les femmes africaines. Les spécialistes recommandent un dépistage précoce et la chirurgie laparoscopique, qui offrent de meilleurs résultats en matière de fertilité que les interventions chirurgicales ouvertes. Ils encouragent également les femmes à envisager d’avoir des enfants plus tôt, car le risque de fibromes augmente avec l’âge.
La Dre Patel s’est montrée optimiste quant à l’avenir de la santé reproductive en Tanzanie. Elle a souligné que, bien que certains pays africains aient progressé plus rapidement en matière de réglementation, la Tanzanie a le potentiel de dépasser ses voisins en renforçant la formation des gynécologues et en sensibilisant davantage aux innovations disponibles.
Le Dr Madhav Hirani, directeur médical de NuLife et chirurgien laparoscopique, a fait état d’une augmentation constante du nombre de couples recherchant des soins de fertilité au sein du centre, qui traite des centaines de patients chaque année. Au cours des cinq dernières années, plus de 500 grossesses ont été obtenues grâce aux services de NuLife, un résultat significatif attribué à une meilleure sensibilisation et à une expertise croissante.
Le centre affiche un taux de réussite moyen de 65 %, ce qui le place parmi les principaux prestataires de services de fertilité du pays. Cette tendance positive reflète à la fois une prise en charge précoce et une confiance accrue dans les services locaux de FIV. Le Dr Hirani a souligné que
« Nos résultats montrent que le succès est possible lorsque les patients arrivent tôt et reçoivent le traitement approprié.
NuLife Services Tanzanie a investi dans des technologies de reproduction avancées, telles que l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), une technique de fécondation qui améliore les chances de fusion entre l’ovule et le spermatozoïde. Le centre utilise également des techniques de rajeunissement, comme le plasma riche en plaquettes et les exosomes, ainsi que des tests génétiques préimplantatoires (PGT) pour optimiser les résultats. Le DPI, selon le Dr Hirani,
« améliore considérablement le succès, réduit les risques de fausse couche et aide à prévenir les principales maladies génétiques au stade embryonnaire.
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