Publié le 23 octobre 2025 à 09h55. Washington a frappé l’économie russe en imposant de nouvelles sanctions contre ses deux plus grandes compagnies pétrolières, Rosneft et Loukoïl, en réponse à la poursuite de la guerre en Ukraine et à l’annulation d’une rencontre diplomatique prévue à Budapest.
- Les États-Unis ont sanctionné Rosneft et Loukoïl, les deux principaux producteurs de pétrole russes.
- Dmitri Medvedev, ancien président russe, a dénoncé ces sanctions comme un « acte de guerre ».
- L’Union européenne a également adopté de nouvelles sanctions ciblant le commerce pétrolier russe.
L’administration Trump a intensifié la pression économique sur la Russie, considérant que les revenus tirés de l’énergie permettent au Kremlin de financer l’effort de guerre sans provoquer de troubles économiques majeurs au sein de la population russe. Ces mesures interviennent après l’annulation par Donald Trump d’une réunion prévue avec Vladimir Poutine à Budapest, qu’il a jugée « une perte de temps ».
Selon Dmitri Medvedev, ces décisions marquent un alignement complet de l’administration américaine sur une position qu’il qualifie de « folle » en Europe. Il a déclaré, via son compte Telegram :
« Les États-Unis sont notre ennemi et leur bavard “artisan de la paix” s’est désormais pleinement engagé sur le chemin de la guerre avec la Russie. »
Dmitri Medvedev, ancien président russe
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a justifié ces sanctions en affirmant qu’il était temps d’« arrêter les massacres et d’instaurer un cessez-le-feu immédiat » en Ukraine. Il a précisé que, face au « refus du président russe Vladimir Poutine de mettre fin à cette guerre insensée », le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin.
Ces sanctions, qui visent également des dizaines de filiales de Rosneft et Loukoïl, font suite à des mois de pressions bipartisanes sur le président Trump pour qu’il adopte une ligne plus ferme à l’égard de la Russie. Il s’agit des premières sanctions imposées à la Russie depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche en janvier.
Parallèlement, l’Union européenne a également convenu d’un nouveau paquet de sanctions, ciblant notamment la flotte fantôme de pétroliers russes et interdisant ses importations de gaz naturel liquéfié. Selon Antonio Costa, président du Conseil de l’UE,
« Nous avons dit à plusieurs reprises que nous soutiendrions l’Ukraine aussi longtemps que nécessaire et quoi qu’il en coûte. Nous avons maintenant concrétisé cela. »
Antonio Costa, président du Conseil de l’UE
La situation en Ukraine reste tendue, avec 25 personnes blessées à Kiev lors de récentes frappes russes et des coupures d’électricité prolongées dans le pays. Février prochain marquera le quatrième anniversaire du début de l’invasion russe de l’Ukraine.
Les revenus énergétiques représentent un pilier essentiel de l’économie russe, permettant à M. Poutine de financer l’armée tout en limitant l’impact de l’inflation sur les citoyens et en évitant un effondrement monétaire.
Pour plus d’informations sur les sanctions européennes, vous pouvez consulter cet article.
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