Publié le 12 décembre 2025. L’ONUSIDA appelle à une intégration complète des services de lutte contre le VIH dans les systèmes de santé universels, soulignant que l’accès à la prévention et aux traitements est un indicateur clé de la réussite de la couverture sanitaire universelle (CSU).
- Plus de 9,2 millions de personnes n’ont toujours pas accès au traitement du VIH, et des millions d’autres sont privés de la prophylaxie pré-exposition (PrEP).
- L’ONUSIDA insiste sur le fait que l’inclusion des personnes vivant avec le VIH et des populations clés est essentielle pour renforcer l’ensemble des systèmes de santé.
- L’organisation appelle les gouvernements à financer durablement les services liés au VIH, à supprimer les lois discriminatoires et à placer les communautés au cœur de la prise de décision.
La lutte contre le VIH, qui dure depuis quatre décennies, a constamment plaidé pour un accès équitable aux traitements et aux services de prévention, sans stigmatisation ni discrimination. Selon l’ONUSIDA, ces services doivent être centrés sur la personne et fondés sur les droits de l’homme, car ils constituent un pilier essentiel de la couverture sanitaire universelle.
À l’occasion de la Journée de la couverture sanitaire universelle, l’ONUSIDA met en avant l’importance d’une CSU qui garantisse à chacun l’accès à des soins de qualité, sans contraintes financières. Cela implique l’intégration de services essentiels liés au VIH – de la prévention au traitement – dans un ensemble complet de prestations de santé.
« La riposte au VIH est un test de résistance pour la CSU. Ainsi, lorsque les personnes vivant avec le VIH, les populations clés et autres populations vulnérables sont exclues, c’est l’ensemble du système de santé qui échoue. Mais lorsqu’elles sont incluses, le système devient plus fort, plus juste et plus efficace pour tous. »
Angeli Achrekar, Directrice exécutive adjointe des programmes de l’ONUSIDA
L’ONUSIDA souligne que les progrès en matière de lutte contre le VIH et l’atteinte de la couverture sanitaire universelle sont intrinsèquement liés. L’exclusion des populations les plus vulnérables compromet l’efficacité de l’ensemble du système de santé. La sécurité sanitaire, l’éradication du VIH, de la tuberculose et du paludisme ne sont pas des objectifs isolés, mais des enjeux mondiaux interconnectés.
Les communautés jouent un rôle crucial dans l’avancée vers la CSU, notamment grâce aux tests de dépistage menés par des pairs, à l’accompagnement personnalisé, à la prestation de services adaptés et à la défense des droits. L’ONUSIDA insiste sur la nécessité de proposer des services intégrés, accessibles et adaptés aux préférences des individus, y compris par le biais des communautés locales.
« La CSU ne peut être universelle que si elle fonctionne pour les personnes vivant avec le VIH et les autres communautés affectées. La CSU ne réussira que lorsque nos voix, notre leadership et notre expérience vécue façonneront les services et les soins sur lesquels nous comptons pour rester en vie. »
Florence Riako Anam, co-directrice exécutive du GNP+ (Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH)
Pour la Journée de la CSU, l’ONUSIDA appelle les gouvernements et les partenaires à :
- Financer durablement les services liés au VIH et les services communautaires.
- Supprimer les lois discriminatoires et punitives.
- Intégrer les services VIH aux soins de santé primaires sans compromettre les droits ou la qualité.
- Placer les personnes vivant avec le VIH et les communautés au centre de la prise de décision, de la conception et de la mise en œuvre des prestations de services.
L’ONUSIDA estime que la fin du sida et la réalisation de la couverture sanitaire universelle constituent un héritage essentiel pour les dirigeants actuels. Cette ambition nécessite un engagement partagé des gouvernements, des communautés, des partenaires de développement, du secteur privé et des individus. La prochaine Stratégie mondiale de lutte contre le sida (2026-2031) et la nouvelle génération d’objectifs d’intégration du VIH sont pleinement alignées sur la CSU, confirmant l’indissociabilité des progrès dans ces deux domaines.
L’intégration est la clé pour atteindre ces objectifs.
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