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Les Tchèques dorment paisiblement, tandis que 3I/ATLAS est peut-être en train d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire

Mis à jour le 24 octobre 2025 à 09h14. Un objet interstellaire, baptisé 3I/ATLAS, approche du Soleil et suscite l'émoi scientifique : s'agit-il d'une comète atypique ou d'une sonde d'origine artificielle ? Les observations à venir pourraient révéler…

Les Tchèques dorment paisiblement, tandis que 3I/ATLAS est peut-être en train d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire

Mis à jour le 24 octobre 2025 à 09h14. Un objet interstellaire, baptisé 3I/ATLAS, approche du Soleil et suscite l’émoi scientifique : s’agit-il d’une comète atypique ou d’une sonde d’origine artificielle ? Les observations à venir pourraient révéler sa véritable nature.

Le 29 octobre 2025, l’objet 3I/ATLAS atteindra son périhélie, soit son point le plus proche du Soleil. Cette approche constitue une occasion unique pour les scientifiques d’étudier ce visiteur venu de l’extérieur de notre système solaire et de tenter de percer son mystère.

Selon les calculs orbitaux, 3I/ATLAS passera au plus près du Soleil à une distance d’environ 1,3564 unité astronomique (UA), soit environ 203 à 206 millions de kilomètres. À ce moment-là, il atteindra sa vitesse maximale. Quelques jours avant le périhélie, l’objet traversera la conjonction solaire, se trouvant presque derrière le Soleil par rapport à la Terre, ce qui rendra son observation difficile avec les télescopes terrestres conventionnels.

Dès son approche du Soleil, 3I/ATLAS a montré des signes de dégazage, un phénomène courant chez les comètes, mais déjà observé alors qu’il se trouvait à environ 6,4 UA du Soleil. Des images récentes suggèrent que sa queue s’étend à mesure qu’elle reçoit davantage de chaleur solaire, et un changement de couleur vers le vert a été remarqué, indiquant des processus chimiques inhabituels.

Certains scientifiques, comme Avi Loeb, ont émis des hypothèses plus audacieuses. Ils suggèrent que 3I/ATLAS pourrait être équipé d’un système de propulsion, voire être une sonde artificielle. Ces spéculations sont alimentées par son activité persistante même à grande distance du Soleil et par sa proximité inhabituelle avec notre étoile. Le SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) a réagi en soulignant que, si l’objet devait accélérer de manière anormale, cela pourrait indiquer une origine artificielle, mais que des preuves concluantes manquent encore. Il est plus probable qu’il s’agisse d’une comète naturelle présentant un comportement extrême.

Le périhélie offre une opportunité exceptionnelle d’observation. À mesure que 3I/ATLAS se rapproche du Soleil, la chaleur pourrait activer des couches volatiles plus profondes, révélant de nouveaux gaz, des changements soudains dans sa coma (l’enveloppe gazeuse qui l’entoure) ou même une explosion d’activité. Si l’objet modifie sa trajectoire en raison d’une accélération supplémentaire, cela pourrait indiquer des « pressions » internes, comme une évaporation anisotrope ou une libération directionnelle de gaz, voire des mécanismes artificiels. C’est un indice clé pour distinguer un objet astronomique naturel d’un objet technologique.

Des instruments tels que le télescope spatial James Webb (JWST) prévoient d’observer 3I/ATLAS avant et après le périhélie. Sa sensibilité infrarouge permettra de détecter des molécules comme l’eau, le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de carbone (CO₂) ou l’ammoniac, qui pourraient fournir des indices sur son origine.

La comparaison de l’évolution de l’activité chimique et de la morphologie de la coma, ainsi que du taux de libération des gaz, avant et après le périhélie, permettra d’établir un profil de son comportement. Si une activité se déclenche uniquement à une certaine distance du Soleil, cela pourrait soutenir l’hypothèse d’une « activation thermique ». Cependant, le fait que l’objet se trouve derrière le Soleil pendant son activité maximale constitue un défi pour les instruments optiques terrestres, qui ne pourront pas observer directement ce phénomène. Les télescopes spatiaux ou les sondes situées au-delà de Mars pourraient être en mesure de capturer ces moments cruciaux.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.