Publié le 10 janvier 2026 16:28:00. Une vaste étude française confirme la sécurité à long terme des vaccins à ARNm contre la Covid-19, démontrant une réduction significative du risque de décès toutes causes confondues chez les adultes de 18 à 59 ans.
- Les vaccins à ARNm de Pfizer-BioNTech et Moderna ne sont pas associés à une augmentation du risque de décès chez les adultes de 18 à 59 ans.
- L’étude révèle une diminution de 25 % du risque de décès toutes causes confondues chez les personnes vaccinées.
- Aucune augmentation des décès liés au cancer ou aux maladies cardiovasculaires n’a été observée dans le groupe vacciné.
Les inquiétudes persistantes concernant les effets à long terme des vaccins contre la Covid-19, qui ont pourtant permis de sauver des millions de vies à travers le monde, ont été récemment examinées de près par des chercheurs français. Une étude approfondie, publiée le 4 décembre 2025 dans la revue JAMA Network Open, apporte des éléments de réponse solides au débat sur la sécurité de ces vaccins, en particulier ceux utilisant la technologie de l’ARNm.
L’étude, basée sur l’analyse des données du Système National des Données de Santé, a comparé 22 767 546 personnes ayant reçu une première dose de vaccin à ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna) entre le 1er mai et le 31 octobre 2021, à 5 932 443 personnes non vaccinées au 1er novembre 2021. Les participants ont été suivis pendant une moyenne de 45 mois, soit environ quatre ans. Les résultats sont sans appel : le taux de survie était significativement plus élevé chez les personnes vaccinées.
Plus précisément, le risque de décès toutes causes confondues s’est avéré inférieur de 25 % chez les individus vaccinés. L’impact protecteur des vaccins est particulièrement marqué en matière de Covid-19, avec une diminution de 74 % du risque de décès lié à cette maladie chez les personnes vaccinées. Même en excluant les décès directement attribuables à la Covid-19, le risque de décès restait inférieur d’environ 24 % dans le groupe vacciné.
L’étude est d’autant plus significative qu’elle se concentre sur la tranche d’âge des 18 à 59 ans, population généralement moins touchée par les formes graves de la maladie et où la pertinence de la vaccination a parfois été remise en question. Les données recueillies sur quatre ans démontrent que les vaccins à ARNm ne présentent aucun risque accru de décès dans cette catégorie d’âge et, au contraire, offrent un effet protecteur.
Les chercheurs n’ont relevé aucune preuve d’une augmentation des décès liés au cancer ou aux maladies du système circulatoire chez les personnes vaccinées. Au contraire, les taux de mortalité pour ces causes étaient même inférieurs dans le groupe ayant bénéficié de la vaccination.