Publié le 20 novembre 2025, 17h30. Les voitures autonomes ont été autorisées à circuler dans les cantons de Zurich et d’Argovie, marquant une étape importante vers l’avenir de la mobilité en Suisse. Des tests avec des passagers sont prévus dès 2026.
- Trois véhicules autonomes circulent déjà dans le Furttal, sur un parcours de 110 kilomètres.
- Un chauffeur de sécurité est présent à bord pendant la phase initiale, mais l’objectif est de passer à une surveillance à distance depuis un centre de contrôle.
- Le projet vise à améliorer les connexions aux transports publics, notamment dans les zones rurales.
L’avenir de la mobilité prend forme dans le Furttal. La Confédération a donné son feu vert pour l’exploitation de véhicules autonomes au nord-ouest de Zurich, dans le canton d’Argovie. C’est une première historique : des voitures sans conducteur sont désormais autorisées à rouler sur les routes suisses.
« C’est un jour spécial pour la mobilité », s’est réjouie Carmen Walker Späh, directrice économique du canton de Zurich. Son homologue argovien, Stephan Attiger, a également salué cette opportunité, soulignant son potentiel pour les régions rurales.
Dans un premier temps, trois véhicules autonomes sillonnent le Furttal, circulant à une vitesse pouvant atteindre 80 km/h sur un parcours de 110 kilomètres, avec environ 460 points d’arrêt désignés.
Pour l’heure, un agent de sécurité, un moniteur d’auto-école local, est toujours au volant, prêt à intervenir si nécessaire. Matthias Rödter, président du Swiss Transit Lab, a cependant insisté sur la fiabilité de la technologie. Les tests précédents, réalisés sur des terrains privés, ont démontré la capacité du système à identifier des obstacles, même de petite taille, comme des balles rebondissantes.
Selon les cantons de Zurich et d’Argovie, les CFF et la plateforme de mobilité Swiss Transit Lab, responsables de ce projet pilote, l’objectif est d’améliorer globalement la mobilité.
Dans la première phase, un agent de sécurité est assis au volant ; plus tard, la voiture roule toute seule.
iamo – mobilité automatisée intelligente
À terme, ces véhicules automatisés pourraient être utilisés pour acheminer les passagers vers les gares, améliorant ainsi les liaisons avec les transports publics, en particulier dans les zones rurales. Des tests approfondis sont en cours pour affiner le système.
Les passagers à bord dès 2026
Des trajets de formation sont prévus à différents moments de la journée, et le comportement des véhicules sera testé dans diverses conditions de circulation, y compris en cas d’embouteillages.
Ce n’est qu’à une étape ultérieure que les véhicules pourront circuler sans agent de sécurité. Un centre de contrôle prendra alors le relais, surveillant le fonctionnement des véhicules depuis Regensdorf. Cette étape est toutefois soumise à l’approbation des autorités fédérales, après la présentation de preuves de sécurité.
Une fois toutes les phases de test achevées avec succès, les véhicules automatisés seront accessibles au public. Selon les prévisions actuelles, cela devrait être possible au premier semestre 2026. À ce moment-là, les voitures, et plus tard les minibus, pourront être commandées via une application.
Feu vert depuis mars
L’autorisation de faire rouler des véhicules autonomes sur les routes suisses a été donnée en mars dernier, après des années de tests, par le gouvernement fédéral, sous certaines conditions. Cela signifie que les voitures peuvent rouler sur les autoroutes suisses avec des systèmes d’aide à la conduite qui contrôlent de manière autonome la direction, la vitesse et le freinage. Cependant, les conducteurs doivent toujours être en mesure d’intervenir (niveau 3).
Les cantons peuvent également autoriser des itinéraires spécifiques pour les voitures entièrement autonomes. Il s’agit généralement de bus, de taxis ou de camionnettes surveillés à distance depuis un centre de contrôle.
Journal régional Zurich Schaffhouse, 20 novembre 2025, 17h30 ;
