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L’ESA enverra un astronaute allemand sur la Lune – DW – 27.11.2025

Publié le 27 novembre 2025 à 16h52. L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé son intention d'envoyer des astronautes allemands sur la Lune dans le cadre du programme Artemis, une initiative ambitieuse qui marque un tournant dans l'exploration lunaire…

L’ESA enverra un astronaute allemand sur la Lune – DW – 27.11.2025

Publié le 27 novembre 2025 à 16h52. L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé son intention d’envoyer des astronautes allemands sur la Lune dans le cadre du programme Artemis, une initiative ambitieuse qui marque un tournant dans l’exploration lunaire européenne. Cette décision, révélée lors d’une réunion ministérielle à Brême, s’accompagne d’un budget record pour l’ESA.

  • L’ESA prévoit d’envoyer des astronautes allemands dans le cadre du programme Artemis de la NASA.
  • Deux astronautes allemands, Alexander Gerst et Matthias Maurer, sont actuellement considérés pour cette mission historique.
  • L’ESA a obtenu un budget triennal de 22,1 milliards d’euros (environ 23,7 milliards de dollars américains), dont une contribution allemande de plus de cinq milliards d’euros (environ 5,5 milliards de dollars américains).

C’est le chef de l’ESA, Josef Aschbacher, qui a fait cette annonce significative en marge de la réunion du Conseil ministériel de l’agence à Brême. « J’ai décidé que le premier Européen à voler vers la Lune ferait partie du programme Artemis. Nous recherchons des astronautes allemands pour rejoindre l’équipe de ce programme », a-t-il déclaré.

Si l’identité du premier Européen à fouler le sol lunaire reste encore inconnue, deux noms circulent avec insistance : ceux des astronautes allemands Alexander Gerst (49 ans) et Matthias Maurer (55 ans). Matthias Maurer a exprimé son espoir, ainsi que celui de son collègue Alexander Gerst, de participer à cette mission exceptionnelle.

« Il ne s’agit pas d’aller sur la Lune une fois et ensuite, par exemple, d’y hisser le drapeau allemand, mais nous voulons explorer la Lune, et cela nécessite de nombreuses missions. »

Matthias Maurer, astronaute de l’ESA

L’annonce intervient alors que le programme Artemis prévoit initialement l’envoi d’astronautes vers la station spatiale Gateway, qui orbitera autour de la Lune. Les missions ultérieures pourraient inclure des atterrissages sur la surface lunaire. L’ESA s’est vue attribuer trois sièges pour les vols vers la Lune dans le cadre de sa participation au programme Artemis.

Alexander Gerst a souligné l’importance de rester réaliste, rappelant que la mission Artemis 2, un vol de test crucial autour de la Lune prévu au printemps 2026, doit d’abord être menée à bien.

« Évidemment, en tant qu’astronaute allemand, ce serait formidable de pouvoir voler. Mais nous devons bien sûr rester réalistes. Tout d’abord, Artemis 2 devrait voler au printemps prochain. Il s’agit d’une mission de test importante. »

Alexander Gerst, astronaute de l’ESA

Artemis 3, prévue pour 2027, marquera le retour des humains sur la Lune après plus d’un demi-siècle. Artemis 4, initialement prévue pour 2028, pourrait voir la participation d’un astronaute allemand, bien que des retards soient possibles.

La réunion de Brême a également été l’occasion pour l’ESA de fixer son budget pour les trois prochaines années, atteignant un montant record de 22,1 milliards d’euros. Josef Aschbacher a qualifié ces résultats de « tout à fait extraordinaires ». L’Allemagne s’est engagée à contribuer à hauteur de plus de cinq milliards d’euros, ce qui en fait le plus grand contributeur à l’ESA.

La ministre fédérale allemande de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace, Dorothee Bär, a souligné l’importance de cet investissement : « Surtout dans un contexte budgétaire serré, il s’agit d’un signal clair de la part de l’ensemble du gouvernement fédéral : l’espace est un investissement dans notre avenir. »

Josef Aschbacher a mis en garde contre le risque de voir l’Europe être laissée pour compte dans la course à l’espace, insistant sur la nécessité pour l’Europe de rattraper son retard et de prendre la tête de l’exploration spatiale. Les pays membres de l’ESA se sont également engagés à élaborer un plan de décarbonation du secteur spatial européen et ont convenu de tenir une réunion d’urgence d’ici 2027 si nécessaire pour ajuster les ambitions européennes dans le domaine spatial.

Josef Aschbacher, directeur de l'ESA
Josef Aschbacher, directeur de l’ESA, lors de la réunion de l’ESA à Brême.Photo : Sina Schuldt/dpa/photo alliance

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.