Publié le 15 novembre 2024 à 19h23. L’Éthiopie fait face à une épidémie du virus de Marburg, une maladie hémorragique potentiellement mortelle, dans le sud du pays. Cette annonce intervient après la confirmation de plusieurs cas et suscite l’inquiétude des autorités sanitaires, qui s’efforcent de contenir la propagation du virus.
- Au moins neuf cas de virus de Marburg ont été confirmés en Éthiopie.
- Le virus, comparable à Ebola, se transmet par contact avec les fluides corporels et présente un taux de mortalité élevé (25 à 80 %).
- Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement antiviral approuvé contre le virus de Marburg.
Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a confirmé l’épidémie, signalant que la souche virale détectée présente des similitudes avec celles identifiées précédemment en Afrique de l’Est. Les autorités éthiopiennes ont rapidement mis en place des mesures pour identifier et isoler les cas, et pour limiter la propagation du virus dans la région de Jinka.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré que l’OMS collaborera étroitement avec l’Éthiopie pour assurer une réponse efficace et prévenir une propagation plus large du virus.
« La maladie à virus de Marburg (MVD) a été confirmée par le Laboratoire national de référence (en Ethiopie) »
CDC Afrique
Le virus de Marburg est l’un des agents pathogènes les plus dangereux connus. Il provoque des symptômes graves tels que des saignements, de la fièvre, des vomissements et de la diarrhée, avec une période d’incubation pouvant atteindre 21 jours. La transmission se fait par contact direct avec les fluides corporels de personnes infectées ou d’animaux réservoirs, bien que ces derniers ne soient pas encore identifiés avec certitude.
Cette épidémie intervient après un foyer similaire en Tanzanie en janvier, qui a causé la mort de 10 personnes avant d’être maîtrisé en mars. Le Rwanda avait également déclaré avoir éradiqué sa première épidémie de Marburg en décembre 2024, après 15 décès. L’année dernière, le Rwanda a testé un vaccin expérimental développé par le Sabin Vaccine Institute, basé aux États-Unis.
En l’absence de traitements spécifiques, la prise en charge des patients atteints du virus de Marburg se concentre sur des soins de soutien, notamment la réhydratation orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes. Les chances de survie dépendent de la rapidité de la prise en charge et de la gravité de l’infection.