Home SantéL’Éthiopie signale une reprise supplémentaire de l’épidémie de Marburg

L’Éthiopie signale une reprise supplémentaire de l’épidémie de Marburg

by Sophie Martin

Publié le 15 décembre 2025 à 03h07. L’Éthiopie fait face à une épidémie de maladie à virus de Marburg, la première du pays depuis sa découverte fin novembre, mais la situation semble se stabiliser avec une diminution des cas graves et une mortalité élevée.

  • Aucun nouveau cas confirmé ni décès n’a été enregistré ce jour, mais un patient supplémentaire a été déclaré guéri.
  • Au total, 14 cas confirmés, 9 décès et 5 guérisons ont été recensés pour plus de 1 843 investigations.
  • Le taux de mortalité de la maladie, estimé à 64 % selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), reste préoccupant.

La situation épidémiologique en Éthiopie s’améliore lentement, selon les dernières données du ministère de la Santé. Si aucun nouveau cas de maladie à virus de Marburg (MVD) n’a été confirmé ce jour, une nouvelle guérison a été enregistrée, portant le nombre total de personnes rétablies à cinq. L’épidémie, déclarée pour la première fois fin novembre 2025, est concentrée dans la région d’Oromia.

Les autorités sanitaires éthiopiennes mettent en œuvre une stratégie de réponse complète, incluant des rapports quotidiens sur l’évolution de la situation, des essais d’anticorps monoclonaux lancés le 8 décembre, et un soutien international des CDC et de l’OMS. L’accent est mis sur la détection précoce des cas et l’isolement des patients pour limiter la propagation du virus.

Selon les CDC Afrique, la maladie à virus de Marburg est une infection grave et souvent mortelle.

« Neuf personnes sur dix infectées par le virus mourront sans traitement. Les taux de survie augmentent avec un traitement précoce dans un centre de traitement. »

La transmission de la MVD se fait d’abord des animaux (chauves-souris frugivores, notamment) aux humains, puis d’homme à homme par contact direct avec les fluides corporels (sang, vomissements, urine, etc.), les surfaces contaminées ou lors de la manipulation des corps des personnes décédées. La transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement est également possible.

Les personnes les plus à risque sont les soignants, les membres des familles des malades, les équipes funéraires et les agents de santé qui ne disposent pas d’un équipement de protection adéquat. Les symptômes initiaux comprennent une forte fièvre, des frissons, des maux de tête sévères, une fatigue intense et des douleurs musculaires. Ils évoluent ensuite vers des nausées, des vomissements, des douleurs thoraciques, une diarrhée parfois sanglante, et peuvent conduire à une jaunisse, une insuffisance hépatique et un dysfonctionnement de plusieurs organes.

Les autorités sanitaires continuent de surveiller activement la situation et de rechercher les contacts des personnes infectées, plus de 300 personnes étant actuellement suivies. La stabilisation potentielle de l’épidémie est encourageante, mais la vigilance reste de mise.

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