Publié le 16 janvier 2026 06:38:00. L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été condamné à cinq ans de prison pour entrave à la justice, une première dans la série de poursuites judiciaires auxquelles il est confronté. Cette décision fait suite à sa tentative controversée d’imposer la loi martiale en décembre 2024.
- Yoon Suk Yeol a été reconnu coupable d’avoir entravé l’exécution d’un mandat d’arrêt.
- Le tribunal a également établi qu’il avait falsifié des documents officiels et ignoré les procédures légales relatives à la déclaration de la loi martiale.
- La Corée du Sud est désormais dirigée par Lee Jae Myung, élu en juin 2025.
Un tribunal de district de Séoul a rendu son verdict vendredi, déclarant Yoon Suk Yeol coupable d’avoir fait obstruction à la justice. L’ancien chef d’État avait tenté d’imposer la loi martiale le 3 décembre 2024, une décision qui avait plongé le pays dans une crise politique majeure. Cette mesure exceptionnelle avait été annulée quelques heures plus tard, suite à de vastes manifestations populaires, et avait conduit à sa destitution.
Au-delà de l’entrave à la justice, le tribunal a également estimé que les preuves démontraient la falsification de documents officiels par l’ancien président, ainsi que le non-respect des règles encadrant la déclaration de la loi martiale. Il s’agit du premier verdict prononcé dans le cadre de la procédure pénale engagée contre Yoon Suk Yeol suite aux événements de décembre 2024. La décision est susceptible de faire l’objet d’un appel.
L’imposition soudaine de la loi martiale par Yoon Suk Yeol, dans un contexte de tensions avec l’opposition, avait provoqué une vive réaction de la société civile. La levée rapide de cette mesure, sous la pression de l’opinion publique, avait marqué un tournant dans la crise politique. Depuis juin 2025, la Corée du Sud est dirigée par Lee Jae Myung, son nouveau président.
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