Publié le 2025-11-30 06:01:00. Linda Hamilton, l’inoubliable Sarah Connor de Terminator, signe un retour remarqué à la télévision dans la cinquième saison de la série Stranger Things, après une période marquée par des épreuves personnelles et une remise en question de sa carrière.
- À 69 ans, l’actrice retrouve le devant de la scène après des années d’éloignement progressif.
- Son rôle dans Stranger Things intervient après le deuil de sa sœur jumelle, Leslie Hamilton Gearen.
- Linda Hamilton a également évoqué son combat contre le trouble bipolaire, diagnostiqué en 2004.
Linda Hamilton a récemment captivé l’attention du public en rejoignant le casting de la cinquième saison de Stranger Things, un rôle qui marque un nouveau chapitre dans sa carrière après une période d’éloignement. L’actrice incarne un scientifique doté d’une formation militaire, un personnage lié à la lutte contre les forces surnaturelles qui hantent la série. Son interprétation, sous le nom de Dr Kay, a suscité l’enthousiasme des fans.
L’annonce de sa participation intervient après une période difficile pour l’actrice, marquée par la perte de sa sœur jumelle, Leslie Hamilton Gearen, décédée en 2020 des suites de complications liées à la COVID-19. Leslie, infirmière en soins intensifs, avait également participé à la franchise Terminator en tant que doublure corporelle de Linda, notamment dans les scènes nécessitant la présence de deux Sarah Connor simultanément.
Linda Hamilton est devenue une icône du cinéma d’action grâce à son rôle emblématique de Sarah Connor dans Terminator (1984), réalisé par James Cameron. Ce film a propulsé sa carrière sur le devant de la scène internationale. Avant ce succès, elle avait déjà travaillé à la télévision et dans de petits projets, mais aucun n’avait eu un impact comparable. Terminator 2 : Le Jugement dernier (1991), considéré comme une référence en matière d’effets spéciaux et de personnages féminins forts, a consolidé sa notoriété.
Pour incarner à nouveau Sarah Connor dans Terminator 2, Linda Hamilton s’était soumise à un entraînement physique et militaire intense. Dans une interview accordée au New York Times, elle avait déclaré qu’elle s’était préparée comme si elle était « une véritable soldate », s’entraînant pendant des mois avec des armes, des spécialistes et des routines exigeantes. Sa transformation avait été saluée comme l’une des plus impressionnantes de l’histoire du cinéma.
Cependant, ce rôle emblématique a également eu des conséquences complexes. L’actrice a souvent évoqué la pression médiatique, les exigences physiques extrêmes et la difficulté de se défaire de l’étiquette de « Sarah Connor pour toujours ». Elle a reconnu que le public et l’industrie avaient tendance à la cantonner à des personnages similaires, limitant ainsi la diversité de ses opportunités.
Après Terminator : Dark Fate (2019), où elle avait repris son rôle après des années d’absence, Linda Hamilton avait envisagé de prendre sa retraite. Elle souffrait de problèmes à la hanche et craignait de ne plus pouvoir garantir un niveau de performance optimal. Elle a confié à Variety : « J’avais commencé à parler à mon agent de ma retraite. Je souffre d’un problème à la hanche depuis quelques années et je me disais : “Je ne peux pas garantir que je serai au meilleur de ma forme. Et si je ne le suis pas, alors je ne veux pas être filmée”. »
C’est alors que les frères Duffer, les créateurs de Stranger Things, l’ont contactée. Malgré ses hésitations initiales, Linda Hamilton a finalement accepté de rejoindre la série, séduite par l’univers narratif et le défi que représentait ce nouveau rôle. Elle a déclaré à Variety : « Il y avait une partie de moi qui se sentait un peu intimidée d’entrer dans un programme qui avait déjà un certain rythme, un élan et toute une histoire que je ne partageais pas. Et d’entrer et de sentir que vous êtes le grand imposteur qui vient d’arriver. »
L’actrice a également évoqué son diagnostic de trouble bipolaire, qu’elle combat depuis 2004. Elle a confié à Radio AP : « Je dirais que j’ai eu 20 années complètes de symptômes, sans compter mon enfance. De 20 à 40 ans. Je les appelle mes années perdues. Mon premier mari (l’acteur Bruce Abbott) a dit qu’on ressentait une joie et une tristesse incroyables. Sans le nommer, il m’a plutôt bien résumé. » Aujourd’hui, elle affirme avoir trouvé un équilibre grâce à des années de thérapie. « Je peux désormais activer toutes les bouées de sauvetage que j’ai apprises en 20 ans de thérapie », a-t-elle déclaré à People.
