Publié le 13 décembre 2023. Une formation de pointe pour 170 médecins colombiens vise à optimiser la gestion des dons d’organes et de tissus, renforçant ainsi les capacités du pays en matière de transplantation et offrant un espoir accru aux patients.
- L’Institut national de la santé (INS) organise des ateliers pratiques pour la deuxième cohorte de son cours de Gestion Opérationnelle du Don.
- 170 médecins de différentes régions de la Colombie participent à cette formation intensive.
- L’INS ambitionne de faire reconnaître cette formation par un certificat officiel, valorisant ainsi le curriculum vitae des professionnels de la transplantation.
L’Institut national de la santé (INS) coordonne depuis 21 ans le réseau national de don et de transplantation d’organes et de tissus en Colombie. Afin de consolider davantage ce système vital, l’INS a mis en place une stratégie de formation spécialisée en gestion opérationnelle des dons. Au cœur de cette initiative se trouve le cours de Gestion Opérationnelle du Don, destiné aux coordinateurs de transplantation, aux médecins généralistes et spécialistes à travers tout le pays.
Entre le 9 et le 12 décembre, les participants à la deuxième cohorte de ce cours ont pris part à des ateliers en présentiel. La directrice de l’INS, Diana Pava, a inauguré cette journée d’étude, soulignant l’importance cruciale de cette formation pour renforcer les compétences des équipes de transplantation et, par conséquent, sauver des vies. L’INS travaille également à l’obtention d’une reconnaissance officielle de ce cursus.
« Nous souhaitons que cette formation soit valorisée par un dossier qualifié, c’est-à-dire que votre curriculum vitae indique que vous avez suivi cette formation à l’Institut, car en tant qu’institut de recherche, la loi sur l’enseignement supérieur nous accorde un tel dossier. »
Diana Pava, directrice de l’INS
Ces ateliers se concentrent sur le renforcement des compétences techniques et opérationnelles des étudiants, combinant théorie, pratique et simulations cliniques. La participation est obligatoire pour obtenir la certification de coordonnateur opérationnel de transplantation, et un encadrement pédagogique de haut niveau assure la qualité de la formation.
Rubén Darío Camargo Rubio, intensiviste, interniste et coordinateur de transplantation, a insisté sur l’importance de la gestion des donneurs après la mort cérébrale.
« Le maintien d’un donneur après la mort cérébrale est crucial, car c’est ce qui nous permettra d’avoir des organes de bonne qualité et bien perfusés pour les receveurs. »
Rubén Darío Camargo Rubio, intensiviste, interniste et coordinateur de transplantation
L’objectif ultime, a-t-il précisé, est d’améliorer l’accès aux organes pour un plus grand nombre de Colombiens, leur offrant ainsi une meilleure qualité de vie. Il a conclu en soulignant la nature altruiste du don d’organes.
Santiago Jiménez, spécialiste en médecine d’urgence de Manizales et enseignant en soins intensifs, participant à la formation, a souligné l’importance de cette initiative pour l’ensemble du corps médical.
« Ce cours cherche à renforcer les capacités, les outils et les possibilités scientifiques, techniques et médicales dont nous disposons, en tant que coordinateurs des dons, dans le pays. »
Santiago Jiménez, spécialiste en médecine d’urgence
Le Dr Jiménez a réaffirmé l’impact profond du don d’organes : « Donner ses organes, c’est donner la vie. »