Publié le 26 juillet 2023 16:15:00. Le Comité International Paralympique (CIP) a levé l’interdiction qui pesait sur les athlètes russes et biélorusses, une décision vivement critiquée et qui laisse la porte ouverte à leur participation aux Jeux Paralympiques d’hiver de Milan et Cortina d’Ampezzo en 2026, malgré les restrictions imposées par les fédérations sportives internationales.
- Le CIP a autorisé les athlètes russes et biélorusses à concourir sous leur propre drapeau aux Jeux Paralympiques d’hiver de 2026.
- Cette décision est contestée, le CIP appelant les comités nationaux à respecter le droit fondamental à la vie.
- Les fédérations sportives internationales conservent toutefois le pouvoir d’interdire la participation de ces athlètes.
La décision de l’Assemblée générale du CIP, prise lors des Championnats du monde de Para-athlétisme à New Delhi, en Inde, a suscité une vive réaction. Le CIP estime qu’il est crucial de ne pas priver les athlètes de leur droit fondamental à la participation sportive, même dans un contexte géopolitique tendu. Andrew Parsons, président du CIP, a souligné que cette décision, bien que personnelle, relève de la responsabilité de l’organisation.
« Nous condamnons cette décision honteuse de l’Assemblée générale du CIP, qui discrédite le Comité Paralympique International et appelons tous les comités paralympiques nationaux dans le monde entier à s’opposer à l’admission de ceux qui empiètent sur le droit humain fondamental – le droit à la vie. »
Andrew Parsons, président du CIP
Cependant, la route vers les Jeux de Milan et Cortina d’Ampezzo (2026) reste semée d’embûches pour les athlètes russes et biélorusses. Même si le CIP leur donne le feu vert, ils devront obtenir l’accord de leurs fédérations sportives respectives, qui ont déjà imposé des interdictions dans six des sept disciplines qui figureront au programme des Jeux d’hiver. En d’autres termes, la décision du CIP ne garantit pas automatiquement leur présence en Italie.
Andrew Parsons a insisté sur le rôle du CIP en tant qu’organisation sportive, soulignant qu’il ne lui appartient pas de résoudre les conflits politiques. Il a appelé les dirigeants politiques à prendre leurs responsabilités dans ce domaine.
« L’histoire nous dira – je ne pense pas que nous soyons d’un côté ou de l’autre ; nous sommes des organisations sportives. C’est quelque chose que je ne pense pas que seul le monde du sport doit être celui qui essaie de résoudre des problèmes en matière de politique. Je pense que les politiciens et les dirigeants mondiaux ont le pouvoir de le faire, pas nous. Pas des administrateurs sportifs, pas des athlètes. »
Andrew Parsons, président du CIP
Le CIP a précisé que la décision a été prise par plus de 200 membres de l’Assemblée générale, et que son rôle consiste désormais à la mettre en œuvre. Andrew Parsons a reconnu que sa position personnelle sur la question est connue, mais a affirmé qu’il doit se conformer aux décisions prises par les membres du CIP.