Publié le 11 janvier 2026 17:51:00. L’hôpital Flevo d’Almere a pris une décision controversée : interdire tout contact physique, y compris la poignée de main, pour prévenir les infections. Cette mesure, bien qu’animée de bonnes intentions, suscite l’inquiétude quant à son impact sur le bien-être émotionnel des patients les plus vulnérables.
- L’hôpital Flevo a interdit les poignées de main, privilégiant les sourires, les signes de la main, les gestes de réconfort non tactiles et les paroles bienveillantes.
- Des proches de patients, notamment ceux atteints de handicaps mentaux ou de démence, craignent que cette politique ne prive leurs proches d’un contact humain essentiel à leur réconfort et à leur guérison.
- L’auteur de l’article souligne l’importance du toucher conscient et sécurisé, scientifiquement prouvé pour réduire le stress et favoriser la guérison.
La décision de l’hôpital Flevo, situé à Almere, de supprimer tout contact physique est motivée par la volonté de limiter la propagation des infections, en particulier chez les patients les plus fragiles. L’établissement estime que des règles strictes en matière d’hygiène sont indispensables pour protéger sa patientèle. Cependant, cette approche suscite des interrogations quant à son impact sur la qualité des soins et le bien-être émotionnel des patients.
Un parent témoigne de l’importance du contact physique pour sa fille, atteinte d’un handicap mental. Pour elle, un câlin n’est pas une simple formalité, mais un moyen d’exprimer sa peur et son besoin de réconfort. L’auteur relate son impuissance face à la possible réticence des soignants à répondre à ce besoin fondamental, se remémorant une période où les contacts chaleureux avec le personnel soignant avaient contribué à améliorer l’état de sa fille. Il souligne que, dans son cas, la chaleur humaine est un véritable complément aux traitements médicaux.
L’article met également en lumière la situation des personnes atteintes de démence, pour lesquelles les mots peuvent être les premiers à disparaître. Dans ce contexte, un geste simple comme une main sur l’épaule ou un bras autour des épaules peut représenter un lien vital avec le monde extérieur, un message de présence et de soutien. L’interdiction de tout contact physique prive ces patients d’un réconfort essentiel, particulièrement lorsqu’ils se sentent désorientés et isolés.
L’auteur critique une approche des soins qui se concentre excessivement sur les protocoles et l’hygiène, au détriment de l’aspect humain. Il rappelle que des études scientifiques ont démontré les bienfaits du toucher conscient et sécurisé sur la réduction du stress, la stimulation de l’ocytocine, le renforcement du système immunitaire et l’accélération de la guérison. Son expérience personnelle confirme ces observations.
Il plaide pour une approche plus nuancée, qui permette aux soignants d’exercer leur jugement professionnel et de limiter les contacts inutiles tout en autorisant un toucher thérapeutique lorsque cela est nécessaire. Il suggère que l’hôpital adopte une position plus équilibrée, affirmant son engagement à la fois envers la prévention des infections et envers un accompagnement chaleureux et humain.
L’auteur conclut en exprimant son regret de voir les soins de santé devenir de plus en plus froids et distants, précisément au moment où les patients sont les plus vulnérables. Il estime que sa fille et les personnes âgées atteintes de démence méritent mieux qu’une approche purement technique, et aspire à un hôpital qui prenne en compte l’ensemble de la personne, corps, esprit et émotions.
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