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Little Simz review – hip-hop visionary radiates joy and Gallagher-level swagger | Little Simz

La rappeuse londonienne Little Simz a prouvé son statut de figure de proue de la scène musicale noire britannique en enflammant l'O2 Arena de Londres lors de deux concerts consécutifs cette semaine. Avec une performance à la fois…

Little Simz review – hip-hop visionary radiates joy and Gallagher-level swagger | Little Simz

La rappeuse londonienne Little Simz a prouvé son statut de figure de proue de la scène musicale noire britannique en enflammant l’O2 Arena de Londres lors de deux concerts consécutifs cette semaine. Avec une performance à la fois énergique et introspective, elle a captivé un public conquis, confirmant une confiance en soi forgée par le travail et le talent.

Le spectacle a débuté sur des images d’archives, des photos de la jeune Simz dans les années 1990, puis des clichés d’une adolescente maladroite mais attachante avec sa première guitare. Cette rétrospective personnelle a mené à l’apparition de l’artiste sur scène, vêtue d’un manteau kaki, adoptant une attitude nonchalante rappelant les légendes mancuniennes. « Ça me manque ! » a-t-elle lancé au public, rayonnant de joie et de gratitude.

Mais le concert n’a pas éludé les épreuves de sa vie. Little Simz a abordé les conséquences d’un conflit financier public, exprimant sa colère à travers des métaphores percutantes et une vengeance subtile. Le morceau « Enough » a particulièrement marqué les esprits, porté par le groove Factory Records et la basse virtuose de Marla Kether, dont les lignes post-punk fluides et les chignons Bantu ont captivé l’attention pendant plusieurs minutes.

L’ambiance a radicalement changé avec « Venom », un titre viral qui a illuminé l’arène de lumières stroboscopiques vert acide. L’émergence inattendue d’un DJ booth depuis le plancher a transformé l’espace en un club nocturne. Little Simz a pris les platines pour interpréter des morceaux de son EP « Drop 7 », casques sur les oreilles, entourée de ses amis qui l’encourageaient. L’atmosphère était électrique, imprégnée des influences de Drexciya et de la techno de Détroit, tandis que le public se laissait emporter par les rythmes 808 et les synthés subaquatiques.

Peu d’artistes sont capables de faire passer une arène entière d’une ambiance conviviale à une soirée endiablée en quelques chansons seulement. Le rappel a été marqué par « Gorilla », un morceau phare de sa performance au Glastonbury Festival, remixé dans le style des sound systems Yardie. L’échantillon de cuivres a finalement poussé même les spectateurs assis à se lever.

« Dites-moi une fois où je n’ai pas été à la hauteur ? » a-t-elle crié en riant, concluant ainsi le spectacle sur une note d’assurance. Une affirmation que personne dans l’O2 Arena, le 17 octobre, n’a pu contester.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.