LIV Golf a annoncé le licenciement de la majorité de son personnel à compter de la première semaine de septembre. Cette décision intervient quelques jours après la conclusion de la saison à Indianapolis et quatre mois après le retrait du soutien financier du Fonds d’investissement public, selon des informations rapportées par Sky Sports.
Restructuration après le désengagement du Fonds d’investissement public
Une restructuration brutale après le désengagement du Fonds d’investissement public
Le circuit s’apprête à réduire considérablement ses effectifs mondiaux, qui comptaient par le passé plus de 300 salariés. Selon Sky Sports, la direction a informé la majeure partie de sa main-d’œuvre que les contrats sous la structure LIV 1.0 prendront fin dès le début du mois prochain. Cette coupe sombre survient alors que l’Arabie saoudite a acté la fin de son financement direct après avoir injecté plus de $5bn au cours des cinq dernières années.
La fin de cette manne financière a contraint la direction à revoir ses ambitions à la baisse pour pérenniser l’avenir du circuit. Les répercussions se font déjà sentir sur le terrain et dans la gestion opérationnelle : le championnat par équipe de fin de saison prévu dans le Michigan a été annulé, la dotation de l’étape d’Indianapolis a été réduite de moitié, et plusieurs fournisseurs attendent toujours le règlement de factures impayées, d’après les détails recueillis par Sky Sports.
"The funding commitment announced by PIF earlier this year will reach its conclusion. As a result, we are scaling back operations as we transition to the next chapter of LIV Golf and work toward making LIV 2.0 a reality," a LIV Golf spokesperson said in a statement.
Négociations menées par Scott O’Neil pour le projet LIV 2.0
Négociations autour de LIV 2.0 et calendrier resserré pour Scott O’Neil
Face à cette impasse financière, le directeur général Scott O’Neil s’emploie à boucler un accord avec un nouvel investisseur principal pour donner naissance à un projet rebaptisé LIV 2.0. Les discussions impliquent un investisseur principal pressenti — identifié comme Ted Goldthorpe, dirigeant de la firme d’investissement BC Partners, qui est rapporté avoir accepté un accord de principe — ainsi que plusieurs investisseurs minoritaires. Toutefois, la feuille de termes signée à ce stade demeure non contraignante, ce qui laisse planer une incertitude notable, aux côtés du spectre potentiel d’une faillite.

Le dirigeant a reconnu publiquement la difficulté de la tâche, soulignant que les négociations exigent l’adhésion d’une majorité des joueurs actuellement sous contrat. L’objectif affiché pour le prochain cycle est d’atteindre la rentabilité en trois ans à travers un format allégé comprenant dix tournois pour la saison 2027, répartis entre cinq épreuves aux États-Unis et cinq autres sur les marchés internationaux, avec une possible structure où les joueurs deviendraient actionnaires majoritaires et un calendrier centré sur cinq championnats par équipe sur cinq continents différents ainsi que cinq tournois Signature alignés autour des tournois Majeurs.
Déclarations de Bryson DeChambeau et Ian Poulter
Les réactions des joueurs face à l’incertitude du circuit
Tandis que l’avenir institutionnel de l’organisation se dessine dans l’urgence, les membres du circuit affichent des postures diverses. S’exprimant avant la finale de la saison, Bryson DeChambeau a appelé le public et les observateurs à accorder "one more shot and be open minded" au projet, tandis que Ian Poulter a qualifié une éventuelle disparition de "real shame" pour la discipline.
D’autres athlètes, à l’instar de l’Anglais Tyrrell Hatton, aligné parmi les participants tardifs au tournoi Husqvarna British Masters après l’annulation de la finale par équipes, ont éludé les questions relatives à leur avenir contractuel à long terme. Hatton a toutefois affirmé qu’il s’attendait à voir le circuit perdurer l’an prochain : "I would expect there to be LIV next season," a-t-il déclaré en conférence de presse d’avant-tournoi, tout en confirmant son engagement vis-à-vis des termes de son contrat en cours qui court sur plusieurs années.