Home SantéL’obésité peut être une entrée du diabète aux problèmes de respiration

L’obésité peut être une entrée du diabète aux problèmes de respiration

by Sophie Martin

Publié le 24 septembre 2025. L’obésité, bien plus qu’un simple problème de poids, est une porte d’entrée vers de multiples maladies métaboliques, affectant significativement la qualité de vie. Un spécialiste indonésien alerte sur les risques et les approches thérapeutiques adaptées.

  • L’obésité est un facteur de risque majeur pour le développement de maladies métaboliques, notamment le diabète, les maladies cardiaques et rénales.
  • Elle peut également entraîner des complications respiratoires, des troubles articulaires et affecter la santé mentale.
  • La prise en charge de l’obésité doit être individualisée, allant de la modification du mode de vie aux interventions médicales et chirurgicales, en fonction de la sévérité et des complications associées.

Selon le Dr. Rulli Rosandi, endocrinologue, métaboliste et spécialiste du diabète à l’Université Brawijaya, l’obésité constitue un point de départ pour une cascade de problèmes de santé.

« L’obésité est l’entrée des maladies que nous disons la maladie métabolique, depuis le début de l’obésité. »

Rulli Rosandi, endocrinologue, métaboliste et spécialiste du diabète à l’Université Brawijaya

Il souligne que l’obésité peut perturber le fonctionnement de divers organes et systèmes du corps.

Si le diabète est souvent qualifié de « mère de toutes les maladies », l’obésité est une condition qui peut engendrer une multitude de troubles. La plupart des patients obèses présentent des problèmes métaboliques, notamment un diabète, qui augmente considérablement le risque de maladies cardiovasculaires et rénales. L’obésité peut également provoquer une dyslipidémie (augmentation du cholestérol) et une hypertension artérielle, constituant ce qu’on appelle le syndrome métabolique. Les personnes obèses doivent donc surveiller régulièrement leur glycémie, leur tension artérielle et leur taux de cholestérol.

Les conséquences de l’obésité ne s’arrêtent pas là. Elle peut également entraîner des troubles respiratoires, tels que l’apnée obstructive du sommeil, caractérisée par des ronflements et des difficultés respiratoires pendant le sommeil. Les articulations sont également souvent touchées, et les patients peuvent ressentir une sensation de lourdeur et d’essoufflement. Chez les femmes, l’obésité peut favoriser le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et des déséquilibres hormonaux. Chez les hommes, elle peut affecter les niveaux de testostérone.

L’impact de l’obésité s’étend également à la santé mentale. Le manque de soutien social ou l’ostracisme peuvent entraîner une dépression, qui à son tour peut favoriser une prise de poids, créant ainsi un cercle vicieux.

Le Dr. Rosandi recommande de consulter un spécialiste pour bénéficier d’un traitement adapté, en tenant compte de l’indice de masse corporelle (IMC). Pour un IMC situé entre 18 et 22,9, une modification du mode de vie, axée sur l’activité physique et une alimentation équilibrée, est généralement suffisante. Au-delà d’un IMC de 25, un traitement médicamenteux ou une chirurgie bariatrique peuvent être envisagés.

La prise en charge doit être personnalisée, en tenant compte des complications existantes.

« Par exemple, s’il y a déjà un diabète associé, le traitement doit être plus agressif, combinant régime alimentaire, exercice physique et médicaments, voire une intervention chirurgicale dans les cas les plus sévères. »

Rulli Rosandi, endocrinologue, métaboliste et spécialiste du diabète à l’Université Brawijaya

Enfin, le Dr. Rosandi insiste sur le caractère individuel de la gestion de l’obésité. La diminution du taux d’obésité en Indonésie pourrait avoir un impact positif sur la réduction de la mortalité due aux maladies métaboliques et alléger le fardeau financier pesant sur le système de santé.

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