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Technologie et science

L’Observatoire Vera C. Rubin a publié une image test de la nébuleuse de la Mouette capturée par sa caméra d’essai

L'Observatoire Vera C.

L'Observatoire Vera C. Rubin a publié une image test de la nébuleuse de la Mouette capturée par sa caméra d'essai

L’Observatoire Vera C. Rubin a publié une image test de la nébuleuse de la Mouette capturée par sa caméra d’essai, marquant deux ans de tests de l’instrument avant le lancement de son relevé décennal du ciel austral, selon l’Observatoire Vera C. Rubin et le Laboratoire national de l’accélérateur SLAC.

L’observatoire a rendu publique une vue détaillée de la région de formation d’étoiles IC 2177, située à environ 3 700 années-lumière de la Terre, deux ans après le début des essais de son banc optique d’ingénierie. Cette image inédite a été acquise par la caméra de mise en service de l’observatoire, un prototype doté de 144 mégapixels.

Évaluant les performances de la caméra d’essai et la campagne de calibration

La photo de la nébuleuse de la Mouette n’est qu’un fragment d’une immense campagne de calibration menée sur le terrain. Entre le 24 octobre et le 11 décembre 2024, la caméra ComCam a accumulé environ 16 000 expositions de la voûte céleste, d’après les données communiquées par la National Science Foundation. Les techniciens et ingénieurs du Laboratoire national de Brookhaven du ministère américain de l’Énergie ont joué un rôle clé dans le développement de l’observatoire en concevant le réseau de capteurs 3 200 mégapixels de la caméra principale, qui constitue le plus grand ensemble de dispositifs à couplage de charge jamais construit, comme l’indique le Brookhaven National Laboratory.

Le dispositif d’ingénierie repose sur une mosaïque de neuf capteurs CCD.

L'Observatoire Vera C. Rubin a publié une image test de la nébuleuse de la Mouette capturée par sa caméra d'essai
Photo : NOIRLab

Décryptant la structure de la nébuleuse et le système stellaire de l’œil

Le cliché se concentre sur Sharpless 2-292, la structure nuageuse qui forme la « tête » de l’oiseau cosmique. Dans ces vastes nuages moléculaires, le rayonnement ultraviolet émis par les jeunes étoiles ionise le gaz d’hydrogène environnant et lui confère une lueur rosée, tandis que la pression de ce rayonnement dégage les poussières obstructives.

Le halo bleu contrasté qui l’accompagne provient de minuscules particules de poussière qui réfléchissent la lumière d’autres jeunes étoiles de la zone. L’élément central qui structure cet œil menaçant correspond en réalité au système triple HD 53367, un trio d’étoiles très jeunes et particulièrement énergiques qui façonnent activement leur berceau gazeux, d’après les analyses publiées par Live Science.

Transition vers la caméra principale et lancement du relevé du ciel

L’infrastructure a franchi un cap technologique considérable en remplaçant son équipement d’essai.

Le télescope de relevé Simonyi abrite désormais la caméra définitive du Relevé général de l’espace et du temps, un instrument de 3 200 mégapixels. Cette optique finale possède un champ de vision plus de vingt fois supérieur à celui de la ComCam d’ingénierie. Elle enregistre de nouvelles images du ciel toutes les trente secondes pour achever un balayage complet du ciel austral en quelques nuits, selon les précisions fournies par Yahoo Tech.

Le grand relevé du ciel est désormais lancé pour une décennie complète d’observations nocturnes continues, générant à terme un volume global d’un demi-exaoctet de données astronomiques, tel que le rapporte le SLAC National Accelerator Laboratory.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.