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Maroc : Une traînée rouge apparaît dans des images satellitaires du désert

L'Agence spatiale européenne a publié le 20 février 2026 une image satellite du sud du Maroc révélant une longue traînée écarlate dans le désert près d'Ouarzazate.

Maroc : Une traînée rouge apparaît dans des images satellitaires du désert

L’Agence spatiale européenne a publié le 20 février 2026 une image satellite du sud du Maroc révélant une longue traînée écarlate dans le désert près d’Ouarzazate. Loin d’annoncer une catastrophe, cette coloration rouge s’explique par la capture de la lumière infrarouge par la végétation irriguée au cours de la saison humide de janvier 2026.

Une observation spatiale intrigante a récemment capté l’attention au Sahara. Le 20 février 2026, l’Agence spatiale européenne a diffusé dans sa série Earth from Space une vue saisissante de la région d’Ouarzazate. Une bande écarlate traverse le paysage désertique, un phénomène visuel qui relève entièrement de la physique de l’imagerie satellitaire.

L’infrarouge et les cultures d’Ouarzazate

La couleur observée sur le cliché ne correspond ni à une anomalie du terrain ni à un sinistre environnemental. Le satellite capte la lumière proche infrarouge, une gamme d’ondes invisible à l’œil humain mais fortement renvoyée par les plantes en bonne santé. Le système de traitement de l’image code cette longueur d’onde en rouge vif, ce qui fait ressortir la moindre parcelle verdoyante sur un fond de sol nu et beige.

Le cliché remonte précisément à janvier 2026, au cœur de la saison humide. À une résolution de dix mètres, les images permettent d’isoler les plus petits affluents ainsi que les terres agricoles serrées contre les berges. La végétation y concentre l’essentiel de la chlorophylle du secteur, dessinant une cartographie directe de l’eau disponible dans une zone par ailleurs aride.

Les cours d’eau saisonniers et le réservoir El Mansour Eddahbi

Les rivières qui irriguent ces couloirs ne maintiennent pas un débit constant tout au long de l’année. Elles charrient des volumes importants au cours de l’hiver et du printemps avant de voir leur lit s’assécher à l’approche de l’été. La bande rouge suit donc rigoureusement le tracé de ces cours d’eau saisonniers.

Au nord de cette zone colorée se dresse le tissu urbain d’Ouarzazate, établi dans la vallée de l’Assif n’Tidili au pied de l’Anti-Atlas. À l’est de la ville apparaît le réservoir El Mansour Eddahbi, affichant une teinte noire sur le cliché et atteignant une profondeur moyenne de trente mètres. Le bassin occidental recueille l’Assif n’Tidili et plusieurs ruisseaux, tandis que la section principale vers l’est absorbe le Draa, considéré comme le fleuve le plus long du pays.

La centrale solaire Noor et l’attrait cinématographique de la région

À une dizaine de kilomètres au nord, une autre installation majeure marque le paysage observable depuis l’orbite terrestre. Ouarzazate accueille la centrale solaire à concentration Noor, un complexe construit en quatre phases qui s’étend sur plus de 3 000 hectares pour devenir la plus grande structure de ce type au monde. Ses miroirs géants concentrent les rayonnements vers des récepteurs thermiques, stockant la chaleur pour assurer la production de courant après le coucher du soleil.

Ce décor naturel singulier attire par ailleurs les équipes de tournage internationales depuis plus de soixante ans. Le long métrage Lawrence d’Arabie a inauguré cette longue série de productions en 1962, suivi par La Dernière Tentation du Christ en 1988, puis plus tard par les équipes de la série Game of Thrones.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.