Publié le 24 novembre 2025 08:54:00. L’introduction récente de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle (AERES) dans les écoles de Loire-Atlantique est perturbée par l’envoi de courriers anonymes menaçants à plusieurs établissements primaires, suscitant l’inquiétude des enseignants et des syndicats.
- Des lettres identiques, dénonçant le nouveau programme d’AERES, ont été reçues dans des écoles de Nantes et des communes avoisinantes.
- Le FSU-SNUipp 44 dénonce des accusations infondées et demande une enquête pour identifier les auteurs de ces courriers.
- L’AERES, devenue obligatoire à la rentrée de septembre 2025, vise à sensibiliser les élèves aux questions affectives et relationnelles, sans aborder la sexualité en maternelle et en primaire.
Une vague d’inquiétude parcourt les écoles primaires de Loire-Atlantique. Plusieurs établissements, situés à Nantes et dans les communes environnantes, ont reçu des courriers anonymes exprimant une forte opposition à la mise en place de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle (AERES). Selon les informations rapportées par Ouest-France et TéléNantes, ces missives, d’une teneur similaire, dénoncent des contenus jugés dangereux et sans fondement.
Annabel Cattoni, du FSU-SNUipp 44, a fermement réagi à ces accusations.
« Ces propos sont trompeurs. Le ministère de l’Éducation nationale a clairement précisé que la sexualité n’est pas abordée en maternelle et en primaire. »
Annabel Cattoni, FSU-SNUipp 44
Le syndicat demande des investigations pour identifier les auteurs de ces lettres, qui déstabilisent les équipes pédagogiques. L’incertitude plane quant à l’identité de l’expéditeur : s’agit-il de parents d’élèves ou de personnes extérieures ?
L’AERES, intégrée officiellement au programme scolaire depuis la rentrée de septembre 2025, a pour objectif de sensibiliser les élèves aux questions liées à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Une enquête IFOP réalisée en 2023 révèle que 17 % des jeunes de 15 à 24 ans n’ont jamais bénéficié d’une séance d’éducation à la sexualité. Ce programme vise donc à combler un manque d’information constaté chez une partie de la population jeune.
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