Les dirigeants du bloc d’opposition israélien se sont engagés mardi 3 novembre 2026 à tout faire pour remplacer la coalition sortante de Benyamin Nétanyahou par un gouvernement d’urgence nationale
, au lendemain d’élections législatives qui n’ont dégagé aucune majorité.
Le camp de l’opposition a récolté 48 sièges.
Il devance les 53 sièges obtenus par la coalition de Benyamin Nétanyahou, sur un total de 120 sièges que compte la Knesset.
À la veille des consultations officielles menées par le président Isaac Herzog, les cinq dirigeants du bloc du changement emmené par le centriste Gadi Eisenkot se sont réunis à Herzliya pour coordonner leur stratégie.
L’opposition cherche une majorité sans Nétanyahou
Sur les 67 sièges de l’opposition, seuls 48 relèvent de partis à majorité juive, tandis que 19 sièges proviennent de la Liste arabe unie et du parti Raam. L’ensemble des formations opposées au Premier ministre sortant totalise 67 sièges, selon les données relayées par The Times of Israël.
La coalition alternative fait face à de profondes divergences idéologiques. La question d’une alliance formelle divise les dirigeants.
Le soutien de ces partis divise profondément. Yaïr Golan, responsable de gauche, plaide pour cette ouverture.
Avigdor Liberman, nationaliste, s’y oppose radicalement, d’après les précisions apportées par RFI.

Les chefs des partis d’opposition ont décidé de recommander d’une seule voix Gadi Eisenkot au président de l’État pour former le prochain gouvernement lors de leur rencontre.
Gadi Eisenkot a vivement fustigé le Likoud.
Il a accusé le parti du Premier ministre sortant de mener un pogrom contre la démocratie
en lien avec des enquêtes sur de prétendues irrégularités électorales.
La Commission électorale israélienne a indiqué n’avoir trouvé aucune irrégularité ou preuve indiquant que l’intégrité des élections a été compromise ou que les résultats ont été altérés
, dans un communiqué rapporté par franceinfo.
Isaac Herzog mène les consultations
Le président Isaac Herzog doit recevoir les différents partis politiques pour mener ses consultations.
Le chef de l’État dispose d’une semaine maximum pour désigner le candidat qu’il estime le mieux placé pour rassembler une majorité, doté d’une marge de manœuvre que la loi laisse large.
Le candidat désigné par la présidence disposera ensuite de vingt-huit jours, extensibles de quatorze jours, pour bâtir une coalition capable d’obtenir la confiance du Parlement.
Les dirigeants de cette coalition alternative réunissent un large éventail de partis allant de la gauche à la droite nationaliste.
Ils n’ont toutefois pas expliqué en détail comment ils comptaient bénéficier d’une majorité absolue de 61 sièges sans une alliance formelle.
Les participants ont également dénoncé ce qu’ils qualifient de campagne dangereuse menée pour saper la légitimité des résultats des urnes au cours de leurs échanges.
Gadi Eisenkot a rappelé que les objectifs prioritaires incluent la mise en œuvre de démarches parlementaires urgentes, l’adoption de textes législatifs communs, ainsi que l’abrogation de lois jugées menaçantes pour les institutions démocratiques du pays.
Les équipes de négociation doivent entamer prochainement la rédaction d’un programme partagé.
La première séance officielle du nouveau Parlement a été fixée au mardi 10 novembre.