Publié le 3 novembre 2025. L’Orchestre symphonique national de Chine a inauguré sa saison 2025/26 vendredi soir à Pékin avec une interprétation captivante de la série « Nordic Light », mettant en vedette le chef d’orchestre Shui Lan et le pianiste britannique Stephen Hough.
- Le concert a présenté des œuvres majeures de Brahms et de Sibelius, explorant la richesse des traditions symphoniques nordiques.
- Stephen Hough a offert une performance remarquable du Concerto pour piano n°1 en ré mineur de Brahms.
- La Symphonie n° 5 en mi bémol majeur de Sibelius a conclu la soirée sur une note de mysticisme et de grandeur.
La salle de concert de Pékin a vibré d’une atmosphère à la fois chaleureuse et raffinée alors que l’Orchestre symphonique national de Chine entamait sa nouvelle saison. Sous la direction artistique de Shui Lan, l’ensemble a proposé un programme ambitieux, axé sur l’exploration des paysages sonores et émotionnels de la musique nordique.
Le concert a débuté avec le Concerto pour piano n°1 en ré mineur, op. 15 de Johannes Brahms. Stephen Hough, reconnu pour sa sensibilité et sa virtuosité, a su donner vie à cette œuvre exigeante, en soulignant à la fois sa puissance symphonique et ses moments d’intimité lyrique. L’interprétation a mis en évidence les thèmes de la lutte et du triomphe qui traversent la partition, captivant l’auditoire.
Après une pause, l’ambiance s’est transformée avec l’interprétation de la Symphonie n° 5 en mi bémol majeur, Op. 82 de Jean Sibelius. Cette œuvre, célèbre pour son atmosphère mystique et son orchestration ample, a permis à l’orchestre de déployer toute sa palette sonore. Shui Lan a su guider les musiciens à travers les contrastes saisissants de la symphonie, des passages délicats aux envolées héroïques, évoquant la beauté sauvage de la Finlande.
L’un des moments forts de la soirée a été l’interprétation de la Valse triste de Sibelius, une pièce mélancolique et envoûtante qui a particulièrement touché le public. La mélodie, empreinte de nostalgie et de douceur amère, a enveloppé la salle d’un silence contemplatif. Shui Lan, dirigeant avec une élégance expressive, a su magnifier la beauté élégiaque de cette valse, laissant une impression durable.
Cette soirée d’ouverture promet une saison riche en découvertes et en émotions pour l’Orchestre symphonique national de Chine et son public.