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L’organisme américain de surveillance de l’éthique a été licencié parce que Pam Bondi voulait garder les cigares de Conor McGregor

Publié le 18 novembre 2023 à 14h35. L'ancien directeur du bureau d'éthique du ministère de la Justice américain, Joseph Tirrell, affirme avoir été contraint de se battre contre des tentatives de responsables de conserver des cadeaux offerts par…

L’organisme américain de surveillance de l’éthique a été licencié parce que Pam Bondi voulait garder les cigares de Conor McGregor

Publié le 18 novembre 2023 à 14h35. L’ancien directeur du bureau d’éthique du ministère de la Justice américain, Joseph Tirrell, affirme avoir été contraint de se battre contre des tentatives de responsables de conserver des cadeaux offerts par des personnalités controversées, notamment le combattant de MMA Conor McGregor. Ces révélations interviennent alors que plusieurs figures de l’administration Trump sont sous le feu des critiques pour des questions d’éthique.

Joseph Tirrell, qui occupait le poste de conseiller principal en éthique au sein du ministère de la Justice, a déclaré qu’il avait dû intervenir lorsque des membres de l’équipe du procureur général William Barr ont souhaité conserver des cadeaux reçus. Il a notamment cité le cas de cigares offerts par Conor McGregor et d’un ballon de football de la FIFA.

Selon le New York Times, Tirrell a expliqué :

« Nous avons reçu une demande concernant des cigares de Conor McGregor et un ballon de football de la FIFA. J’avais l’impression que je devais vraiment insister pour convaincre le bureau du procureur général. On peut payer pour l’article, le renvoyer ou le jeter. Il n’y a pas d’autre option. »

Tirrell, qui a travaillé sept ans au sein du DOJ et onze ans au FBI, a souligné que les règles éthiques interdisent aux fonctionnaires fédéraux d’accepter des cadeaux en raison de leur position. Il a précisé avoir informé Mme Barr des règles en vigueur et avoir discuté de l’acceptation de cadeaux par les employés du département, rappelant qu’il est généralement interdit aux dirigeants de recevoir des présents de leurs subordonnés.

Il a également dénoncé une tendance au sein du bureau du procureur général à vouloir conserver les cadeaux, sans tenir compte des règles éthiques.

« Cela a commencé à être un thème récurrent au sein du bureau du procureur général. Ils ne voulaient pas rendre les cadeaux, ils ne voulaient pas les refuser, quelle qu’en soit la source. »

Un porte-parole du ministère de la Justice a déclaré au New York Times que le ballon de football avait été accepté et les cigares détruits après consultation des responsables de l’éthique.

Ces révélations interviennent alors que Kash Patel, un autre responsable de l’administration Trump, est lui aussi sous le feu des critiques. Il est accusé d’avoir utilisé un avion gouvernemental coûteux (estimé à 60 millions de dollars) pour rendre visite à sa petite amie, la chanteuse de country Alexis Wilkins. Le New Yorker avait déjà rapporté en juillet que Mme Barr et son équipe avaient fréquemment outrepassé les règles fédérales concernant les cadeaux.

Selon les données de Justice Connection, environ 200 personnes travaillant sur des affaires considérées comme « anti-Trump » ont été licenciées par l’administration Trump et remplacées sous l’administration Biden.

Conor McGregor, connu pour son franc-parler et ses déclarations controversées, avait effectué une visite à la Maison Blanche le jour de la Saint-Patrick pour rencontrer l’ancien président Donald Trump. Il avait notamment tenu des propos anti-immigration à la presse avant sa rencontre avec le président, et avait été accueilli comme un « invité d’honneur ».

McGregor, qui a récemment perdu son appel dans une affaire civile pour agression sexuelle, avait également exprimé son intérêt pour un combat de l’UFC à la Maison Blanche, proposant un contrat de 100 millions de dollars et 100 « Golden Visas ».

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.