Publié le 24 septembre 2025. Face aux ambitions de Donald Trump sur le Groenland, l’Union européenne commence à envisager des ripostes concrètes, notamment un report du vote sur un accord commercial crucial pour l’ancien président américain. Cette décision marque un tournant dans les relations transatlantiques, jusqu’ici marquées par une attitude de soutien affiché.
- L’Union européenne pourrait reporter le vote parlementaire sur l’accord tarifaire négocié avec les États-Unis.
- Cette décision intervient en réaction aux déclarations de Donald Trump concernant le Groenland.
- Le Parlement européen a réaffirmé son soutien à la souveraineté du Danemark et du Groenland.
L’offensive de Donald Trump visant à acquérir le Groenland a provoqué une onde de choc à Bruxelles, incitant les institutions européennes à reconsidérer leur approche. Alors que l’UE avait jusqu’à présent affiché un soutien sans faille au Danemark, l’heure est désormais à l’évaluation des options tactiques.
Un premier signal fort pourrait être le report de l’approbation par le Parlement européen de l’accord commercial conclu en juillet dernier en Écosse entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président américain. Lors d’une mission à Bruxelles en novembre dernier, Howard Lutnick, secrétaire américain au Commerce, et Jamieson Greer, autre négociateur en chef américain, avaient insisté pour obtenir rapidement le feu vert définitif de l’UE pour cet accord, particulièrement important aux yeux de Donald Trump.
Le vote des députés européens, initialement prévu le 27 juillet, pourrait être repoussé. Une première discussion est prévue le 26 janvier en commission parlementaire du commerce, mais le calendrier reste incertain.
Parallèlement, le Parlement européen a clairement exprimé son soutien au Danemark et au Groenland. La Conférence des présidents de groupes (CoP) du Parlement européen a adopté une déclaration affirmant que toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de Copenhague et de Nuuk constituerait une violation du droit international. Cette déclaration a été soutenue par les principaux groupes politiques – le Parti populaire européen (PPE), les Socialistes, les Libéraux et les Verts – qui ont récemment démontré leur capacité à former une majorité stable sous la présidence d’Ursula von der Leyen.
« Toute tentative de porter atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale » de Copenhague et de Nuuk « viole le droit international. »
Déclaration de la Conférence des présidents de groupes du Parlement européen
L’affaire du Groenland devrait occuper une place centrale lors de la prochaine session plénière du Parlement européen, témoignant de l’importance accordée à cette question par les eurodéputés.